À 74 ans, Viktor Kortchnoy mène la 3ème édition du Mémorial Marx Gyorky en Hongrie, un double round robin à 6 joueurs catégorie XV FIDE.
À la mi-parcours, il a 4/5, 0.5 point d'avance sur Zoltan Almasi à 3.5/5 et 1.5 point d'avance sur Emil Zutovsky qui a 2.5/5.
Pour plus de détails: http://ase.hu/marxgy/index_eng.html
Réjean Tremblay
Viktor le Terrible ne lâche pas!
- Réjean Tremblay
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Cet homme, Kortchnoi, est assez unique, et m'impressionne par son équilibre. D'avoir réussi en dépit de toutes les difficultés à conserver son humanisme et son amour, que dis-je, sa passion des échecs, est un tour de force sous l'angle de tout de ce qu'il a vécu.
L'an dernier, au COQ, j'ai observé sa partie contre Jean Hébert. Hébert avait certes l'avantage au moins jusqu'au milieu de partie, il était même à l'attaque. Mais Kortchnoi est resté concentré, tout à fait, sans jamais quitter l'échiquier. À un moment, Jean, pour se délier les jambes un peu, alla voir les autres échiquiers, comme il l'avait fait à quelques autres occasions. La dernière fois qu'il le fît, en revenant à sa table, j'ai vu qu'après un coup de Kortchnoi son regard avait changé. J'ai dit au joueur qui m'accompagnait : "Je ne crois que Jean va laisser la table de nouveau pour aller voir les autres parties..." Kortchnoi a fini par gagner.
Jean Hébert a eu la lucidité d'analyser cette partie avec justesse par la suite, reconnaissant exactement la situation et là o`u l'allure avait changé... Jean Hébert a cette force de faire des retours sur lui-même et sur son jeu. C'est d'ailleurs ce que les joueurs trifluviens ont beaucoup apprécié lorsqu'il a prononcé sa conférence sur l'entraînement ce printemps.
Mais pour en revenir à Kortchnoi, son analyse au jeu, pendant la partie, est profonde. Même à plus de 70 ans. Ce n'est pas un type pour abandonner, peu s'en faut.
L'an dernier, au COQ, j'ai observé sa partie contre Jean Hébert. Hébert avait certes l'avantage au moins jusqu'au milieu de partie, il était même à l'attaque. Mais Kortchnoi est resté concentré, tout à fait, sans jamais quitter l'échiquier. À un moment, Jean, pour se délier les jambes un peu, alla voir les autres échiquiers, comme il l'avait fait à quelques autres occasions. La dernière fois qu'il le fît, en revenant à sa table, j'ai vu qu'après un coup de Kortchnoi son regard avait changé. J'ai dit au joueur qui m'accompagnait : "Je ne crois que Jean va laisser la table de nouveau pour aller voir les autres parties..." Kortchnoi a fini par gagner.
Jean Hébert a eu la lucidité d'analyser cette partie avec justesse par la suite, reconnaissant exactement la situation et là o`u l'allure avait changé... Jean Hébert a cette force de faire des retours sur lui-même et sur son jeu. C'est d'ailleurs ce que les joueurs trifluviens ont beaucoup apprécié lorsqu'il a prononcé sa conférence sur l'entraînement ce printemps.
Mais pour en revenir à Kortchnoi, son analyse au jeu, pendant la partie, est profonde. Même à plus de 70 ans. Ce n'est pas un type pour abandonner, peu s'en faut.
Cuando merda tiver valor pobre nasce sem cu