Mes 4 parties au Montcalm ouvert
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Louis Morin
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- Richard Sauvé
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A Gaétan "roquons donc":
Merci de poser cette question, Gaétan. Il n'y a pas de réponse parfaitement claire, mais je vais y aller de l'opinion que je me suis faite au fil du temps:
Premièrement, il faut que le perdant se rende compte que sa position est perdante. C'est pourquoi on devrait avoir un peu plus de tolérance pour un joueur plus faible que soi qui n'abandonne pas parce qu'il s'imagine avoir encore ses chances.
Maintenant, étant entendu que nous savons que notre partie est perdante:
La force de l'adversaire entre en ligne de compte: Demandons-nous s'il nous apparaîtrait facile de gagner à sa place. Si oui, et si l'adversaire est aussi fort ou plus fort que nous, il vaut mieux abandonner. S'il est plus faible cependant, on peut attendre qu'il ait démontré qu'il comprend comment gagner. S'il ne semble pas comprendre son avantage, il n'est pas contraire à l'éthique de continuer la partie.
De façon générale, on peut dire aussi: Si l'adversaire n'a pas une, mais plusieurs variantes gagnantes à sa disposition, nous devrions abandonner. S'il n'en a qu'une, on peut attendre de voir s'il la trouvera, à moins qu'elle ne soit si évidente qu'il n'y a aucun doute possible à ce sujet.
Mais attention: L'exemple de Stéphane Drolet face à Claude Lessard en fin de semaine dernière nous apprend aussi qu'il ne faut pas abandonner trop tôt! Quant à moi, il m'arrive souvent de jouer un ou deux coups de plus quand je constate une défaite apparemment inévitable. Tarrasch a déjà regretté d'avoir abandonné une partie où un "miracle" serait survenu pour le sauver quelques coups plus tard, s'il avait joué jusque là! Un ou deux coups de plus, donc, et sans attendre trop longtemps. On ne nous reprochera rien, car il ne s'agit pas ici de retarder la partie d'une demi-heure ou plus.
Quand nous sommes du côté du gagnant toutefois, gardons-nous de reprocher à notre adversaire de s'être entêté dans une cause perdue: C'est son droit de jouer jusqu'au mat s'il le veut! Nous pourrons pester intérieurement contre lui, mais sans le lui faire savoir!
Merci de poser cette question, Gaétan. Il n'y a pas de réponse parfaitement claire, mais je vais y aller de l'opinion que je me suis faite au fil du temps:
Premièrement, il faut que le perdant se rende compte que sa position est perdante. C'est pourquoi on devrait avoir un peu plus de tolérance pour un joueur plus faible que soi qui n'abandonne pas parce qu'il s'imagine avoir encore ses chances.
Maintenant, étant entendu que nous savons que notre partie est perdante:
La force de l'adversaire entre en ligne de compte: Demandons-nous s'il nous apparaîtrait facile de gagner à sa place. Si oui, et si l'adversaire est aussi fort ou plus fort que nous, il vaut mieux abandonner. S'il est plus faible cependant, on peut attendre qu'il ait démontré qu'il comprend comment gagner. S'il ne semble pas comprendre son avantage, il n'est pas contraire à l'éthique de continuer la partie.
De façon générale, on peut dire aussi: Si l'adversaire n'a pas une, mais plusieurs variantes gagnantes à sa disposition, nous devrions abandonner. S'il n'en a qu'une, on peut attendre de voir s'il la trouvera, à moins qu'elle ne soit si évidente qu'il n'y a aucun doute possible à ce sujet.
Mais attention: L'exemple de Stéphane Drolet face à Claude Lessard en fin de semaine dernière nous apprend aussi qu'il ne faut pas abandonner trop tôt! Quant à moi, il m'arrive souvent de jouer un ou deux coups de plus quand je constate une défaite apparemment inévitable. Tarrasch a déjà regretté d'avoir abandonné une partie où un "miracle" serait survenu pour le sauver quelques coups plus tard, s'il avait joué jusque là! Un ou deux coups de plus, donc, et sans attendre trop longtemps. On ne nous reprochera rien, car il ne s'agit pas ici de retarder la partie d'une demi-heure ou plus.
Quand nous sommes du côté du gagnant toutefois, gardons-nous de reprocher à notre adversaire de s'être entêté dans une cause perdue: C'est son droit de jouer jusqu'au mat s'il le veut! Nous pourrons pester intérieurement contre lui, mais sans le lui faire savoir!
- Gaetan Dupont
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Sans aller jusqu'à légiférer je pensais bien qu'il puisse y avoir un point de friction, Richard Sauvé m'en a bien instruit et je l'en remercie.
Dupont
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gilles groleau
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Salut rejean
les regles officielles de la FQE , c est un sujet tres complexe.
1) ca change avec le temps de sorte que peu de joueurs les connaissent vraiment;
2) elles sont ecrites pour des tournois professionnels de sorte qu elles sont souvent difficiles a appliquer correctement dans la realite de parties de club ou bien de tournoi de week-end.
A) certaines regles disent... l arbitre peut....
en pratique ca implique que s il fait une action c est OK car il peut le faire
et s il ne le fait pas ,alors c est OK car il na pas l obligation de le faire.
Mais ca dit rarement qu un arbitre ne peut pas faire certaines choses;donc les joueurs ne sont pas proteger.
Par exemple...
l arbitre peut imposer des sactions aux joueurs pour toute faute ou infraction aux Lois....Ces santions peuvent inclure un avertissement,.....ou meme la perte de la partie.
B) certaines regles disent.... le joueur doit....
en pratique ca implique que si le joueur ne fait pas certaines choses, alors l arbitre peut considerer qu il y a une infraction aux Lois et peut lui donner un avertissement ou meme lui faire perdre la partie.
Je n ai pas un livre recent des regles mais dans la 4 ieme edition
on peut lire....
11.4 L offre d une partie nulle doit etre indiquee sur la feuille de la partie par les deux joueurs a l aide du signe = a cote du dernier coup joue
Personnellement, je ne l ai jamais fait car jaime bien etre delinquant , mais aucun arbitre ne m a jamais donne une penalite pour cette omition....
Car l arbitre peut imposer une penalite pour ce geste mais n a pas l obligation de le faire.
Et rien ne sert d aller me plaindre a l arbitre que l arversaire na pas ecrit sur sa feuille de pointage mon offre de nulle; car ceui -ci n est pas oblige de donner une penalite
C est la meme chose avec le comportements de certains joueurs durant le tournoi. L arbitre peut imposer une penalite mais n est pas tenu a en imposer une.
Durant ton abscence de merveilleux monde des echecs, il y a eu tout un debat sur la chose suivant....Des dizaines de reponses par des arbitres senior
Un joueur fait une promotion de pion et dit Dame; mais comme sa dame est encore sur l echiquier alors il place une tour a l envers.Comme au CEGEP
Alors son adversaire peut le forcer a retourner sa tour et considerer qu il a fait la promotion d une tour
Ce qu il faut faire selon les regles c est d arreter le chrono, puis demander l assistance de l arbitre et c est son travail de trouver une dame et de la placer sur l echiquier.
Mais si par hasard, on utilise un jeu en bois et que dans la salle de tournoi il n y a pas d autres jeux en bois mais uniquement en plastique, alors probablement que l adversaire peut refuser cette dame de plastique et exiger une dame en bois.
Alors si tu recois Serge Liard chez toi et que tu veut le torturer en faisant la promotion de quelques dames, assurent toi que tu as suffisament de jeux d echecs
de disponibles chez toi....
les regles officielles de la FQE , c est un sujet tres complexe.
1) ca change avec le temps de sorte que peu de joueurs les connaissent vraiment;
2) elles sont ecrites pour des tournois professionnels de sorte qu elles sont souvent difficiles a appliquer correctement dans la realite de parties de club ou bien de tournoi de week-end.
A) certaines regles disent... l arbitre peut....
en pratique ca implique que s il fait une action c est OK car il peut le faire
et s il ne le fait pas ,alors c est OK car il na pas l obligation de le faire.
Mais ca dit rarement qu un arbitre ne peut pas faire certaines choses;donc les joueurs ne sont pas proteger.
Par exemple...
l arbitre peut imposer des sactions aux joueurs pour toute faute ou infraction aux Lois....Ces santions peuvent inclure un avertissement,.....ou meme la perte de la partie.
B) certaines regles disent.... le joueur doit....
en pratique ca implique que si le joueur ne fait pas certaines choses, alors l arbitre peut considerer qu il y a une infraction aux Lois et peut lui donner un avertissement ou meme lui faire perdre la partie.
Je n ai pas un livre recent des regles mais dans la 4 ieme edition
on peut lire....
11.4 L offre d une partie nulle doit etre indiquee sur la feuille de la partie par les deux joueurs a l aide du signe = a cote du dernier coup joue
Personnellement, je ne l ai jamais fait car jaime bien etre delinquant , mais aucun arbitre ne m a jamais donne une penalite pour cette omition....
Car l arbitre peut imposer une penalite pour ce geste mais n a pas l obligation de le faire.
Et rien ne sert d aller me plaindre a l arbitre que l arversaire na pas ecrit sur sa feuille de pointage mon offre de nulle; car ceui -ci n est pas oblige de donner une penalite
C est la meme chose avec le comportements de certains joueurs durant le tournoi. L arbitre peut imposer une penalite mais n est pas tenu a en imposer une.
Durant ton abscence de merveilleux monde des echecs, il y a eu tout un debat sur la chose suivant....Des dizaines de reponses par des arbitres senior
Un joueur fait une promotion de pion et dit Dame; mais comme sa dame est encore sur l echiquier alors il place une tour a l envers.Comme au CEGEP
Alors son adversaire peut le forcer a retourner sa tour et considerer qu il a fait la promotion d une tour
Ce qu il faut faire selon les regles c est d arreter le chrono, puis demander l assistance de l arbitre et c est son travail de trouver une dame et de la placer sur l echiquier.
Mais si par hasard, on utilise un jeu en bois et que dans la salle de tournoi il n y a pas d autres jeux en bois mais uniquement en plastique, alors probablement que l adversaire peut refuser cette dame de plastique et exiger une dame en bois.
Alors si tu recois Serge Liard chez toi et que tu veut le torturer en faisant la promotion de quelques dames, assurent toi que tu as suffisament de jeux d echecs
- Réjean Tremblay
- Grand Maître

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Salut Drunkenmaster, j'ai l'intention de suivre le cours d'arbitre local en Mauricie en février.
But: comprendre comment ça marche ces appariements là et mieux connaître les règlements. Je ne voudrais pas me ramasser dans ta situation de la 4ème ronde.
Mais pour la 4ème ronde, saches que Gaétan Lapierre, Claude Lessard et Stéphane Beaudoin avaient regardé chacun de leur côté et ils arrivaient indépendemment un de l'autre avec les mêmes appariements que Daniel Bonneau.
Rien qui t'empêche de suivre un cours d'arbitre local toi aussi, tu aurais pu dimanche avoir des arguments 100% clairs ET connaître le livre de stage, qui semble être la "Bible" des organisateurs si les règles officielles ne sont pas clairs.
En tout cas, tu fais ce que tu veux de mes conseils, mais tu est à la fois un joueur talentueux et ton pire ennemi!
Pour ma part, ça clos cette discussion.
Réjean Tremblay
But: comprendre comment ça marche ces appariements là et mieux connaître les règlements. Je ne voudrais pas me ramasser dans ta situation de la 4ème ronde.
Mais pour la 4ème ronde, saches que Gaétan Lapierre, Claude Lessard et Stéphane Beaudoin avaient regardé chacun de leur côté et ils arrivaient indépendemment un de l'autre avec les mêmes appariements que Daniel Bonneau.
Rien qui t'empêche de suivre un cours d'arbitre local toi aussi, tu aurais pu dimanche avoir des arguments 100% clairs ET connaître le livre de stage, qui semble être la "Bible" des organisateurs si les règles officielles ne sont pas clairs.
En tout cas, tu fais ce que tu veux de mes conseils, mais tu est à la fois un joueur talentueux et ton pire ennemi!
Pour ma part, ça clos cette discussion.
Réjean Tremblay
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Louis Morin
- Roi

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Richard
"Abandonner trop tard" (et même beaucoup trop tard) va rapporter un nombre incroyable de points sur une longue carrière. L'exemple le plus évident qui me vient à l'esprit est Serge Lacroix, qui a l'habitude de jouer jusqu'au mat, ce qui lui a permis de gagner des dizaines de "parties perdues" avec une pièce de moins. On a toujours tendance à sous-estimer la difficulté de gagner une partie gagnante, alors pourquoi faciliter la tâche de l'adversaire en abandonnant? Si ce dernier veut en finir au plus vite, qu'il trouve les bons coups, tout simplement!
Voici un exemple extrême: j'avais une position difficile (il ne faut jamais dire perdante, sauf si on veut perdre) contre un joueur beaucoup plus faible, mais je m'arrangeais pour faire durer le plaisir. Tout à coup, mon adversaire, qui en avait manifestement assez, signifie son intention de sacrifier sa tour sur une certaine case, puis annonce un mat en 5 et commence à ramasser les pièces.
Un instant, lui ai-je dit, pourrais-tu me montrer le mat, juste pour me faire plaisir? Sans se douter de rien, il joue gentiment sa tour où il avait dit qu'il la jouerait, et je l'ai prise (coup forcé). Ensuite, mon adversaire a bien vu que le mat marchait seulement dans sa tête, et il a abandonné!
"Abandonner trop tard" (et même beaucoup trop tard) va rapporter un nombre incroyable de points sur une longue carrière. L'exemple le plus évident qui me vient à l'esprit est Serge Lacroix, qui a l'habitude de jouer jusqu'au mat, ce qui lui a permis de gagner des dizaines de "parties perdues" avec une pièce de moins. On a toujours tendance à sous-estimer la difficulté de gagner une partie gagnante, alors pourquoi faciliter la tâche de l'adversaire en abandonnant? Si ce dernier veut en finir au plus vite, qu'il trouve les bons coups, tout simplement!
Voici un exemple extrême: j'avais une position difficile (il ne faut jamais dire perdante, sauf si on veut perdre) contre un joueur beaucoup plus faible, mais je m'arrangeais pour faire durer le plaisir. Tout à coup, mon adversaire, qui en avait manifestement assez, signifie son intention de sacrifier sa tour sur une certaine case, puis annonce un mat en 5 et commence à ramasser les pièces.
Un instant, lui ai-je dit, pourrais-tu me montrer le mat, juste pour me faire plaisir? Sans se douter de rien, il joue gentiment sa tour où il avait dit qu'il la jouerait, et je l'ai prise (coup forcé). Ensuite, mon adversaire a bien vu que le mat marchait seulement dans sa tête, et il a abandonné!
- Serge Champetier
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"Quand nous sommes du côté du gagnant toutefois, gardons-nous de reprocher à notre adversaire de s'être entêté dans une cause perdue: C'est son droit de jouer jusqu'au mat s'il le veut! Nous pourrons pester intérieurement contre lui, mais sans le lui faire savoir!" R. Sauvé
Je partage l'avis de Richard. C'est sûr que ça peut nous taper sur les nerfs un adversaire fini mais qui pousse le (sado-)masochisme en prolongeant une cause désespérée. On soupire bruyamment, on lève les yeux au plafond, on regarde avec envie ses chums qui sortent dîner. C'est platte mais ça fait partie des risques du métier...voyez le bon coté des choses: au moins c'est vous qui avez une position gagnante. Et ne perdez surtout jamais votre sang froid, c'est ce que recherche l'adversaire.
Je partage l'avis de Richard. C'est sûr que ça peut nous taper sur les nerfs un adversaire fini mais qui pousse le (sado-)masochisme en prolongeant une cause désespérée. On soupire bruyamment, on lève les yeux au plafond, on regarde avec envie ses chums qui sortent dîner. C'est platte mais ça fait partie des risques du métier...voyez le bon coté des choses: au moins c'est vous qui avez une position gagnante. Et ne perdez surtout jamais votre sang froid, c'est ce que recherche l'adversaire.
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- Richard Sauvé
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Louis,
Tout dépend de l'avantage dont dispose l'adversaire: Par exemple, aussi longtemps qu'on a des chances d'attaque, on peut continuer en dépit d'un gros désavantage matériel. Mais s'obstiner à jouer quand l'adversaire dispose à la fois d'un avantage matériel écrasant et de l'initiative, ne misant plus que sur une distraction de sa part, me paraît être un comportement bien pitoyable. Cette façon de jouer n'est certes pas l'aspect le plus admirable de la carrière de notre ami Serge Lacroix.
Quant à moi, je retire déjà beaucoup moins de satisfaction d'une victoire si mon adversaire m'a laissé échapper après m'avoir tenu à sa merci à un moment donné dans la partie. S'il faut qu'en plus, je continue à jouer avec une tour en moins sans aucune compensation, je n'éprouverai que de l'embarras quand, une fois sur mille, j'éviterai la défaite parce que mon adversaire aura manqué d'attention ou aura joué trop vite, irrité par mon entêtement.
Tout dépend de l'avantage dont dispose l'adversaire: Par exemple, aussi longtemps qu'on a des chances d'attaque, on peut continuer en dépit d'un gros désavantage matériel. Mais s'obstiner à jouer quand l'adversaire dispose à la fois d'un avantage matériel écrasant et de l'initiative, ne misant plus que sur une distraction de sa part, me paraît être un comportement bien pitoyable. Cette façon de jouer n'est certes pas l'aspect le plus admirable de la carrière de notre ami Serge Lacroix.
Quant à moi, je retire déjà beaucoup moins de satisfaction d'une victoire si mon adversaire m'a laissé échapper après m'avoir tenu à sa merci à un moment donné dans la partie. S'il faut qu'en plus, je continue à jouer avec une tour en moins sans aucune compensation, je n'éprouverai que de l'embarras quand, une fois sur mille, j'éviterai la défaite parce que mon adversaire aura manqué d'attention ou aura joué trop vite, irrité par mon entêtement.