Réjean Tremblay a écrit :Salut Daniel et Benoît, j'ai déjà 2 emplois, fait que la simultanée de Rimouski, j'aurais pu passer mon tour sans problème. Cependant, je tenais à vivre l'expérience au moins une fois. C'était la journée de congé d'un groupe cycliste de près de 2000 personnes. Il y avait tout un attroupement autour des 12 joueurs. Les 2 dernières parties ont fini dans le noir vers 21h15. J'ai adoré l'expérience.
Réjean, moi je suis bien content que les organisateurs ont contracté les services d'un maître et l'ont payé un montant que je considère raisonnable (mon opinion serait différente si tu étais MI et GMI).
C'est ça le respect dont je parlais plus tôt; l'engagement des services du meilleur joueur-animateur disponible selon le budget.
L'incident est oublié; je m'excuse moi-aussi pour les mots que j'ai choisis.
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Je suis d'accord que M. Barbeau est un professionel des échecs, mais pas qu'il est un joueur d'échecs professionnel. Toutefoism M. Barbeau est capable de terminer devant des 2465 et plus et donc, il gagnerait parfois des prix intéressants. Un joueur professionel en serait pénalisé mais c'était à lui de mieux performer.
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Je ne sais pas si la situation suivante existe encore aujourd'hui.
Sports Canada donnait des bourses de perfectionnement sur une base annuelle - soit-dit en passant, un montant juste suffisant pour payer un loyé, la bouffe, et autres biens essentiels - aux athlètes d'une discipline olympique qui étaient classés parmi les 16 premiers au monde. Rien aux autres, même s'ils étaient classés premiers au pays dans une discipline populaire.
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Les suisses de 5 rondes d'une seule section ne sont pas intéressants à mes yeux pcq ça m'intéresse pas de jouer contre des joueurs trop forts ou trop faibles.
Un Open de 9 rondes ou plus est plus intéressant mais je préfère quand même des tournois par classe. J'ai pour ma part joué six ou sept d'Open de 9 rondes ou plus et j'ai joué au moins 2 parties sans intérêts dans tous ces Open sauf un. Comme j'ai pris des vacances pour y participer à ces Opens et que c'est deux jours de vacance de "gaspiller", j'ai arrêté de jouer des Opens à l'extérieur de la ville depuis belle lurette.
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Je compare les joueurs professionels sur une base mondiale puisqu'il est presque impossible d'obtenir un 2465 FIDE sans jouer un nombre significatif de parties contre des titrés d'un autre pays à un moment donné.
Je compare les joueurs plus ordinaires sur une base plus locale puisque les joueurs de ce calibre ne jouent presque jamais contre des joueurs étrangers.
Comparer les 2200 à 2400 sur une base locale ou monidale n'a pas d'importance pour moi puisque ils n'ont pas encore atteint le standard pour lequel je suis prêt à payer un peu plus pour que ces joueurs aient accès à des prix plus intéressants.
Entre 2400 et 2460, je ne paye pas de surplus mais je surveille leur progression et j'espère qu'ils s'améliorent!
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L'injustice est, selon moi, que des joueurs classés parmi les 1000 premiers au monde arrêtent de jouer parce qu'on leur n'offre presque jamais de jouer pour des prix intéressants. J'aimerais bien qu'une plus grande partie de la bourse soit attribués à ces joueurs (ou ceux qui les devancent à la fin du tournoi) et que le reste - s'il y en a, pcq'il n'est pas nécessairement obligé d'en rester - soit attribué de façon équitable telle que j'ai expliqué auparavant.
Puisque maintenant tu sais, tu pourrais sûrement négocier les frais de transport et d'hébergement.
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SuperMaltov,
J'aime bien cette suggestion : organiser un tournoi de financement. Il y en a eu un pour Éric Lawson, me semble, l'an dernier. Il faudrait en faire d'autre, avec en prix peut-être une séance privée contact (des pièces), un peepshow de parties, et que sais-je encore. Question d'avoir qqch en retour et d'établir une relation de respect mutuel.
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Je suis plutôt en désaccord sur ce que tu dis à propos des sections. Avec des cinq rondes, il y a pas trop le choix d'en avoir. C'est mieux d'avoir des parties entre des adversaires de même force. Si par exemple un 1600 s'inscrit dans l'open et t'affronte en première ronde, tu risques de trouver ça cher, payer 60$ pour faire la leçon.
Le problème vient du fait que seuls les joueurs financent les bourses. Lorsque j'associe les suisses à des bingos, je suis plutôt généreux. Car c'est pire que ça : on pourrait dire que le système des bourses des tournois d'échecs telles qu'on les connait correspondent à une structure à palliers multiples. La distribution aura beau être populiste ou élitiste, elle revient à la bonne vieille pyramide.
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Je crois que le point de SuperOx est de dire : les joueurs d'échecs d'ici sont pour la plupart pas assez forts pour espérer gagner leur vie en écumant les tournois locaux. Je crois que ton point est de dire que le critère est tellement restrictif qu'il exclut à peu près tous les joueurs d'ici.
Tu crois qu'on devrait assouplir le critère pour définir le professionnel de la compétition échiquéenne ; il croit qu'on devrait le resserer. C'est en effet une question de valeur, mais c'est aussi une question factuelle. On peut avoir des comparables ; on peut se demander si ce sont des comparables justifiés.
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Je n'ai pas trop le temps de commenter contradiction que tu perçois chez Ox. Il y a sûrement façon de vous entendre, à plus forte raison si je ne m'en mêle pas !