Promotion des échecs en Turquie
- Réjean Tremblay
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Promotion des échecs en Turquie
Tiré d'un article sur Chessbase:
"Only one more example of what we do for chess in Turkey: by the start of next month, the Istanbul Great Municipality will distribute one million chess sets and one million books to one million children. This will be done in each primary school, face to face. The aim is to create a web site for training kids for chess and other subjects. Also this will go to a result opening a real chess academy in Istanbul managed by GMs for creating idols for the future. The project cost will be more than 10.000.000 USD, we expect. This is not a planned project! This is an accepted project."
Vous avez bien lu: un jeu d'échecs et un livre d'échecs à 1 million d'enfant!!
Lien:http://www.chessbase.com/newsdetail.asp?newsid=4179
"Only one more example of what we do for chess in Turkey: by the start of next month, the Istanbul Great Municipality will distribute one million chess sets and one million books to one million children. This will be done in each primary school, face to face. The aim is to create a web site for training kids for chess and other subjects. Also this will go to a result opening a real chess academy in Istanbul managed by GMs for creating idols for the future. The project cost will be more than 10.000.000 USD, we expect. This is not a planned project! This is an accepted project."
Vous avez bien lu: un jeu d'échecs et un livre d'échecs à 1 million d'enfant!!
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Réjean
- Mario Alain
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Bnjour M. Alain,Mario Alain a écrit :L'avenir des échecs passe par le milieu scolaire, la jeunesse.
Peut être verra t-on ce genre d'initiative gouvernementale se réaliser au Québec: les échecs sont enseignés dans bien des écoles en parascolaire et même à l'intérieur du programme scolaire, dans le volet Défi mathématique.
quelles sont les statistiques au niveau du volet Défi Mathématiques?
Pour ma part, je ne crois pas que les échecs soient enseignées dans "bien des écoles". Il faut faire plus qu'espérer qu'il y en ait plus éventuellement. Avant que les échecs prennent une place importante comme cette annonce en Turquie, il va falloir que ça bouge plus que ça au Québec...
Ciao!
Dominick Blanchette
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Bonjour M. Blanchette,
j'ai publié ce commentaire parce que j'ai fait, l'an passé, la tournée de pratiquement toutes les écoles de la région de Trois-Rivières (près de cinquante écoles, primaires et secondaires, francophones, anglophones): je fus agréablement surpris de constater la présence d'actitivités échiquéennes dans beaucoup de ces écoles: ateliers d'échecs sur l'heure du mîdi, cours au service de garde, tournoi du vendredi, etc.
Ces initiatives proviennent d'enseignants, de professionnels (orthopédagogue, psychologue, etc.) ou même de directeur d'école. Beaucoup ont élaboré du matériel pédagogique, inspiré de publication française, américaine, québécoise.
En fait, il se passe beaucoup de choses mais à petite échelle, par école.
Toutes ces initiatives "locales" pourraient être "fédérées" (regrouper sous un même parapluie) si le regroupement pouvait leur offrir plus que ce qu'ils ont présentement, si le regroupement est avantageux pour eux individuellement !
Et je crois que c'est cela le défi actuellement: offrir à ces écoles un regroupement qui sans briser leurs initiatives et les efforts qu'ils ont investis, leur permettrait d'aller plus loin, entre autres, par une reconnaissance accrue auprès des différents paliers gouvernementaux, des organismes subventionnaires et des commanditaires potentiels afin d'organiser des événements ayant plus d'envergure, de rayonnement, de visibilité qu'une simple école.
Et c'est sans parlé de la masse importante de "joueurs de salons" (selon mon estimé, une personne sur dix joue au moins une partie d'échecs par an à Trois-Rivières: ce qui fait 13 000 joueurs de salon dans cette seule ville).
Là aussi, la difficulté est de leur offrir un lieu de rencontre qui correspond à leurs attentes, ce qui selon moi, n'est pas du tout le genre de personnes à fréquenter un club d'échecs strictement orienté sur la compétition: ce que sont la plupart des clubs d'échecs au Québec. Il faut concevoir -pour ce type de joueur- un autre genre de lieu de rencontre, non pas un club d'échecs mais un "salon d'échecs" où reigne plus une athmosphère d'apprentissage et de camaraderie que de compétition.
Je crois même que nous devrions nous rapprocher des joueurs de salon en allant vers eux, là où ils se trouvent: dans les parcs, dans les hotels, au carrefour des autoroutes, etc.
Merci de m'avoir forcé, par votre commentaire, à approfondir ma réflexion sur le sujet.
j'ai publié ce commentaire parce que j'ai fait, l'an passé, la tournée de pratiquement toutes les écoles de la région de Trois-Rivières (près de cinquante écoles, primaires et secondaires, francophones, anglophones): je fus agréablement surpris de constater la présence d'actitivités échiquéennes dans beaucoup de ces écoles: ateliers d'échecs sur l'heure du mîdi, cours au service de garde, tournoi du vendredi, etc.
Ces initiatives proviennent d'enseignants, de professionnels (orthopédagogue, psychologue, etc.) ou même de directeur d'école. Beaucoup ont élaboré du matériel pédagogique, inspiré de publication française, américaine, québécoise.
En fait, il se passe beaucoup de choses mais à petite échelle, par école.
Toutes ces initiatives "locales" pourraient être "fédérées" (regrouper sous un même parapluie) si le regroupement pouvait leur offrir plus que ce qu'ils ont présentement, si le regroupement est avantageux pour eux individuellement !
Et je crois que c'est cela le défi actuellement: offrir à ces écoles un regroupement qui sans briser leurs initiatives et les efforts qu'ils ont investis, leur permettrait d'aller plus loin, entre autres, par une reconnaissance accrue auprès des différents paliers gouvernementaux, des organismes subventionnaires et des commanditaires potentiels afin d'organiser des événements ayant plus d'envergure, de rayonnement, de visibilité qu'une simple école.
Et c'est sans parlé de la masse importante de "joueurs de salons" (selon mon estimé, une personne sur dix joue au moins une partie d'échecs par an à Trois-Rivières: ce qui fait 13 000 joueurs de salon dans cette seule ville).
Là aussi, la difficulté est de leur offrir un lieu de rencontre qui correspond à leurs attentes, ce qui selon moi, n'est pas du tout le genre de personnes à fréquenter un club d'échecs strictement orienté sur la compétition: ce que sont la plupart des clubs d'échecs au Québec. Il faut concevoir -pour ce type de joueur- un autre genre de lieu de rencontre, non pas un club d'échecs mais un "salon d'échecs" où reigne plus une athmosphère d'apprentissage et de camaraderie que de compétition.
Je crois même que nous devrions nous rapprocher des joueurs de salon en allant vers eux, là où ils se trouvent: dans les parcs, dans les hotels, au carrefour des autoroutes, etc.
Merci de m'avoir forcé, par votre commentaire, à approfondir ma réflexion sur le sujet.
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Mario Alain a écrit :j'ai publié ce commentaire parce que j'ai fait, l'an passé, la tournée de pratiquement toutes les écoles de la région de Trois-Rivières (près de cinquante écoles, primaires et secondaires, francophones, anglophones): je fus agréablement surpris de constater la présence d'actitivités échiquéennes dans beaucoup de ces écoles: ateliers d'échecs sur l'heure du mîdi, cours au service de garde, tournoi du vendredi, etc.
Oui, mais la question était combien d'écoles offrent le défi Mathématiques et toutes ces autres choses?Mario Alain a écrit :En fait, il se passe beaucoup de choses mais à petite échelle, par école.
Je sais que vous avez une tendance vers l'optimisme (rassurez-vous, ce n'est pas un défaut...) et qu'il vous arrive parfois de rendre la situation plus belle qu'elle ne l'est réellement. Sans chiffre, il est facile de croire qu'il y ait effectivement beaucoup d'écoles qui utilisent la pratique des échecs à l'intérieur de leurs murs.
La FQE avait essayer de "fédérer" les initiatives régionales en 2005... en approchant les intervenants régionaux. Les intervenants "régionaux" avaient décidé que l'offre de la FQE n'était pas intéressante. J'espère que votre offre pour un pallier encore plus bas sera intéressante... mais j'y pense: est-ce que ça veut dire qu'au lieu d'aider les ressources qui travaillent déjà à défricher le terrain, vous voulez participer vous même au défrichage? Au lieu d'aider ceux qui font déjà le travail, vous voulez maintenant investir pour devenir un compétiteur? Si c'est le cas, c'est bien dommage... le marché des échecs québécois est beaucoup trop petit pour permettre cela...Mario Alain a écrit :Toutes ces initiatives "locales" pourraient être "fédérées" (regrouper sous un même parapluie) si le regroupement pouvait leur offrir plus que ce qu'ils ont présentement, si le regroupement est avantageux pour eux individuellement !
Je ne doute pas qu'il y ait des joueurs de salons au Québec... et à Trois-Rivières aussi. Toutefois, il faudrait peut-être réaliser une étude sérieuse (une étude de marché) avant d'estimer "au pif" la quantité de membres potentiels qui "dorment" dans les salons. Cela étant dit, je suis d'accord avec vous et la FQE devrait miser sur cette option pour faire grossir son membership (si elle réussit à aller en chercher une couple, ça serait la façon la plus rapide et directe d'obtenir de nouveaux membres), mais je crois qu'elle devrait avant tout faire un sondage pour déterminer le nombre de joueurs de salon et leurs besoins avant de se lancer dans cette aventure tête baissée. Il est préférable de connaître son marché avant d'essayer de le développer...Mario Alain a écrit :Et c'est sans parlé de la masse importante de "joueurs de salons" (selon mon estimé, une personne sur dix joue au moins une partie d'échecs par an à Trois-Rivières: ce qui fait 13 000 joueurs de salon dans cette seule ville).
Pas de quoi. J'ai toujours été pour l'approffondissement par la discussion. Bonne chance dans vos projets.Mario Alain a écrit :Merci de m'avoir forcé, par votre commentaire, à approfondir ma réflexion sur le sujet.
Ciao!
Dominick Blanchette
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Une étude de Loisir Québec dans les années 60-70 si je me trompe pas, démontrait un potentiel de 600,000 personnes qui savaient jouer aux échecs au Québec.
D'ailleur, il n'est pas étonnant que d'autres organisations organisent leur propre tournoi d'échecs. Comme mon père avait jouer au tournoi d'échecs 87-88 du district Ouest des clubs optimistes. Seulement ce district des clubs optimistes regroupe plus de 6000 membres actuellement. Je vais vérifier auprès de ma soeur le nombre total de membre au Québec, mais je crois que c'est 15,000.
D'ailleur, il n'est pas étonnant que d'autres organisations organisent leur propre tournoi d'échecs. Comme mon père avait jouer au tournoi d'échecs 87-88 du district Ouest des clubs optimistes. Seulement ce district des clubs optimistes regroupe plus de 6000 membres actuellement. Je vais vérifier auprès de ma soeur le nombre total de membre au Québec, mais je crois que c'est 15,000.
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Quelques précisions
En réponse au message précédent de M. Blanchette,
les quelques commentaires que j'ai émis dans le courriel précédent sont le fruit de ma réflexion personnelle et qui demanderaient certainement à être affinés; ils ne constituent pas la position de la FQE mais seulement ma réflexion personnelle sur le sujet, à la lumière des données dont j'ai pu prendre connaissance, par des lectures ou des expériences sur le terrain.
La réalisation de "sondages scientifiques" nécessitent des ressources monétaires ou autres importantes et de plus, ces outils ont leurs limites dans la capacité de prédire. Avant d'investir dans des sondages, il faut avoir une bonne intuition ... mon commentaire ne cherchait qu'à partager une intuition.
Au plaisir
les quelques commentaires que j'ai émis dans le courriel précédent sont le fruit de ma réflexion personnelle et qui demanderaient certainement à être affinés; ils ne constituent pas la position de la FQE mais seulement ma réflexion personnelle sur le sujet, à la lumière des données dont j'ai pu prendre connaissance, par des lectures ou des expériences sur le terrain.
La réalisation de "sondages scientifiques" nécessitent des ressources monétaires ou autres importantes et de plus, ces outils ont leurs limites dans la capacité de prédire. Avant d'investir dans des sondages, il faut avoir une bonne intuition ... mon commentaire ne cherchait qu'à partager une intuition.
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J'espère M. Blanchette et M. Alain que vous avez bien pris note de l'objectif du programme turque:Mario Alain a écrit :L'avenir des échecs passe par le milieu scolaire, la jeunesse.
Peut être verra t-on ce genre d'initiative gouvernementale se réaliser au Québec: les échecs sont enseignés dans bien des écoles en parascolaire et même à l'intérieur du programme scolaire, dans le volet Défi mathématique.
"Also this will go to a result opening a real chess academy in Istanbul managed by GMs for creating idols for the future."
On ne parle pas de "fun" et de ludique, on parle de former des "idoles". On a compris là comme ailleurs que pour populariser une activité, rien de mieux que des champions à la Tiger Woods, Roger Federer ou V. Anand.
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Pour moi, c'est clair Jean: il faut que les jeunes puissent s'identifier à une élite. J'ai souvent des questions à ce propos dans les cours que je donne aux jeunes: c'est qui le plus haut coté, c'est qui le meilleur du pays, du Québec, du monde?Jean Hébert a écrit :J'espère M. Blanchette et M. Alain que vous avez bien pris note de l'objectif du programme turque:
"Also this will go to a result opening a real chess academy in Istanbul managed by GMs for creating idols for the future."
On ne parle pas de "fun" et de ludique, on parle de former des "idoles". On a compris là comme ailleurs que pour populariser une activité, rien de mieux que des champions à la Tiger Woods, Roger Federer ou V. Anand.
Idéalement, c'est certain qu'on devrait inciter les plus forts à poursuivre leur approfondissement du jeu en les faisant côtoyer l'élite. C'est certain aussi qu'il faut développer une culture vers l'idôlatrie d'un champion... mais il faut se rendre à l'évidence: on est très loin de pouvoir former des Tiger Woods... le contexte n'est tout simplement pas propice au Québec. Ceci étant dit, je ne dis pas que c'est infaisable, mais il va falloir que les "champions" de maintenant y mettent du sien aussi...
Je pensais à ça M. Alain, et il pourrait être possible de faire réaliser l'enquête par des étudiants en marketing tout à fait gratuitement. Les programmes de marketing au Cégep ou à l'université cherchent certainement des projets d'enquête comme ça. Je pense qu'il y a des étudiants en marketing au Cégep de Trois-Rivières (en tout cas, c'était vrai dans le temps que je fréquentais l'institution)... et ça pourrait être un projet très intéressant pour les étudiants de cette concentration en 3è année en techniques administratives... une idée, comme ça!Mario Alain a écrit :La réalisation de "sondages scientifiques" nécessitent des ressources monétaires ou autres importantes et de plus, ces outils ont leurs limites dans la capacité de prédire. Avant d'investir dans des sondages, il faut avoir une bonne intuition ... mon commentaire ne cherchait qu'à partager une intuition.
Ciao!
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On en est loin seulement parce que ce n'est pas le but que ceux qui travaillent avec les jeunes se donnent, que ce soit ton organisme, l'AEM ou les autres. Je te rappelle que j'ai formé, avec peu d'aide des organismes, des joueurs comme Lesiège et Roussel-Roozmon. Dans le premier cas on a obtenu un très fort GM qui avait le potentiel pour être parmi les meilleurs au monde, mais le contexte québécois l'a finalement découragé d'aller plus loin. Pour ce qui est de Thomas Roussel, il a déjà une norme de GM et éventuellement, si lui aussi ne se laisse pas décourager par le contexte, va devenir GM. J'ai peine à imaginer ce qu'on pourrait réussir si produire des champions devenait une priorité et qu'on les supportait convenablement...Dominick Blanchette a écrit :
... mais il faut se rendre à l'évidence: on est très loin de pouvoir former des Tiger Woods... le contexte n'est tout simplement pas propice au Québec. Ceci étant dit, je ne dis pas que c'est infaisable, mais il va falloir que les "champions" de maintenant y mettent du sien aussi...
Finalement, je soulève ta remarque concernant "les champions de maintenant" qui devraient y mettre du leur. Si cette remarque s'adresse à moi, je serais très heureux d'avoir tes idées et tes suggestions sur ce que je pourrais/devrais faire de plus pour les échecs et en même temps mieux gagner ma vie. Si ton organisme ou d'autres ont besoin de mes compétences, de mon expérience ou de mes idées, je suis disponible. Il s'agit seulement de me rémunérer modestement mais convenablement et le tour est joué.
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Oui ça prend des idoles, des modèles ... mais il faut aussi que le jeune est du plaisir à pratiquer cette activité; il faut une bonne base de joueurs qui s'amusent et quelques vedettes au sommet de la pyramide d'excellence. Certains joueront sans vraiment connaître le nom des meilleurs parce que l'on joue avant tout pour soi-même, pour se dépasser soi-même tandis que d'autres prendront ces vedettes en modèles afin de se dépasser et peut-être même espérer atteindre leur niveau de performance.Dominick Blanchette a écrit :Pour moi, c'est clair Jean: il faut que les jeunes puissent s'identifier à une élite. J'ai souvent des questions à ce propos dans les cours que je donne aux jeunes: c'est qui le plus haut coté, c'est qui le meilleur du pays, du Québec, du monde?Jean Hébert a écrit :J'espère M. Blanchette et M. Alain que vous avez bien pris note de l'objectif du programme turque:
"Also this will go to a result opening a real chess academy in Istanbul managed by GMs for creating idols for the future."
On ne parle pas de "fun" et de ludique, on parle de former des "idoles". On a compris là comme ailleurs que pour populariser une activité, rien de mieux que des champions à la Tiger Woods, Roger Federer ou V. Anand.
Idéalement, c'est certain qu'on devrait inciter les plus forts à poursuivre leur approfondissement du jeu en les faisant côtoyer l'élite. C'est certain aussi qu'il faut développer une culture vers l'idôlatrie d'un champion... mais il faut se rendre à l'évidence: on est très loin de pouvoir former des Tiger Woods... le contexte n'est tout simplement pas propice au Québec. Ceci étant dit, je ne dis pas que c'est infaisable, mais il va falloir que les "champions" de maintenant y mettent du sien aussi...
Je pensais à ça M. Alain, et il pourrait être possible de faire réaliser l'enquête par des étudiants en marketing tout à fait gratuitement. Les programmes de marketing au Cégep ou à l'université cherchent certainement des projets d'enquête comme ça. Je pense qu'il y a des étudiants en marketing au Cégep de Trois-Rivières (en tout cas, c'était vrai dans le temps que je fréquentais l'institution)... et ça pourrait être un projet très intéressant pour les étudiants de cette concentration en 3è année en techniques administratives... une idée, comme ça!Mario Alain a écrit :La réalisation de "sondages scientifiques" nécessitent des ressources monétaires ou autres importantes et de plus, ces outils ont leurs limites dans la capacité de prédire. Avant d'investir dans des sondages, il faut avoir une bonne intuition ... mon commentaire ne cherchait qu'à partager une intuition.
En ce qui concerne des sondages effectués par des étudiants du Cégep ou de l'Université, j'y avais déjà pensé mais il faut superviser ces étudiants, c'est-à-dire, les aider à élaborer le questionnaire, leurs indiqués les meilleurs endroits pour distribuer le questionnaire, les mettre au parfum du monde des échecs ainsi que répondre à toutes leurs questions en cours de réalisation du sondage: cela demande des efforts et du temps, il ne suffit pas de contacter un professeur d'un cours de marketing et l'affaire est règlée !
Personnellement je préfère les façons originales d'identifier des tendances, par exemple, la meilleur façon de savoir ce que consomme les citoyens d'un quartier spécifique d'une ville, c'est de le demander à l'éboueur qui ramasse les déchets de ce quartier, simple et peu coûteux.
Je me suis installé, avec un jeu d'échecs géant, dans différents endroits de la ville de Trois-Rivières, des endroits où il y a de la circulation (au Parc portuaire, à l'intersection d'une bretelle d'accès de l'autoroute 40, etc.); je me suis amusé et j'ai pu évaluer rapidement le nombre de joueurs de salon et même recruter de nouveaux membres pour le club d'échecs. Simple, amusant et peu coûteux.
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Le plaisir comme point de départ, oui. Le plaisir comme une fin en soi, non.Mario Alain a écrit : mais il faut aussi que le jeune est du plaisir à pratiquer cette activité
Quand j'étais jeune, j'aimais bien le Monopoly. J'avais bien du plaisir à y jouer. Dans le cas du Monopoly, on peut sûrement dire qu'avoir du plaisir est à peu près tout ce qu'on peut retirer du jeu... mais ce n'est pas le cas aux échecs.
Evidemment, il n'y a rien de mal à vouloir seulement y trouver du plaisir. Mais dans ce cas, pourquoi prendre des cours? On ne prend pas de cours de Monopoly, et pourtant on a du plaisir. Pourquoi faudrait-il prendre des cours d'échecs si on y joue seulement pour le plaisir? Si on prend des cours, c'est sûrement parce qu'on veut aller un peu plus loin que ça? Parce qu'on veut s'améliorer, gagner plus souvent, et même devenir fort joueur? Si c'est mal de devenir meilleur que les autres, si seul le plaisir compte, je pense qu'on devrait abandonner l'idée de donner des cours d'échecs, car ça n'en vaut tout simplement pas la peine.
- Dominick Blanchette
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Tu as raison... mais on part de plus loin que ça! Avant, les jeunes n'avaient pas autant accès aux échecs... maintenant, il y en a de plus en plus qui jouent et qui s'y amusent. Le contexte est peut-être en train de changer... mais ce n'est pas à l'AÉ ou AEM de former des champions (en tout cas, ce n'est pas ce que nous dicte notre mission). Peut-être y a-t-il de la place pour un nouvel organisme qui voudrait se doter de cette mission? Peut-être que l'élite pourrait se prendre en main et former cet organisme?Jean Hébert a écrit :On en est loin seulement parce que ce n'est pas le but que ceux qui travaillent avec les jeunes se donnent, que ce soit ton organisme, l'AEM ou les autres.
Nous en avons déjà discuté un peu Jean... je suis d'accord pour que l'élite récolte les efforts investis. Je savais que tu te sentirais interpellé puisque tu as effectivement essayé et réussi beaucoup de choses pour les échecs au Québec. Tu mérites effectivement que le contexte te soit plus favorable... malheureusement, le temps où la majorité des parents pourront payer le prix fort pour les services d'un MI n'est pas encore arrivé. AEM organise des camps à Montréal pour les jeunes joueurs plus forts... et les jeunes ne font pas la file pour y aller. La FQE a essayé la même chose l'an passé... sans grand succès. Si Montréal ne parvient pas à le faire... imagine comment ça peut être difficile en région!Jean Hébert a écrit :Finalement, je soulève ta remarque concernant "les champions de maintenant" qui devraient y mettre du leur. Si cette remarque s'adresse à moi, je serais très heureux d'avoir tes idées et tes suggestions sur ce que je pourrais/devrais faire de plus pour les échecs et en même temps mieux gagner ma vie. Si ton organisme ou d'autres ont besoin de mes compétences, de mon expérience ou de mes idées, je suis disponible. Il s'agit seulement de me rémunérer modestement mais convenablement et le tour est joué.
Quand je parle de l'accessibilité des champions, je parle de les voir tourner autour des tournois jeunesse important... aller faire un tour, jaser avec les parents, signer des autographes... faire de la promotion quoi. Bien sûr, l'idéal c'est que les champions fassent le tout à un prix raisonnable qui couvre ses dépenses. Je sais que l'élite a déjà donné beaucoup aux échecs... mais malheureusement, il faudrait encore un petit effort selon moi. Avant de pouvoir décrocher des contrats d'enseignement à l'élite jeunesse, il faudra (malheureusement) que les champions se vendent. De notre côté, on peut travailler avec l'élite... s'associer avec eux dans leur effort de promotion. Mais ce n'est pas aux organismes de décrocher des contrats pour l'élite... il faudra qu'elle se trouve un moyen de percer ce marché. La masse de jeunes intéressés à payer très cher pour les service d'un MI n'est tout simplement pas encore là. Les échecs sont malheureusement en compétition avec le hockey, les autres sports, le X-Box et j'en passe. Donc, ce sera difficile de demander le prix fort pour espérer faire grossir la part de marché.
J'ai sondé mes jeunes et leurs parents ici... pour certains petits projets impliquant l'élite... mais les gens ne sont tout simplement pas prêt à payer le gros prix pour ce genre de choses encore.
De mon côté, j'ai choisi d'amuser les jeunes et de supporter les plus prometteurs. L'administration de l'Académie demande également beaucoup de temps, en plus des tournois et cours que j'organise dans le Centre-du-Québec. Si en plus il faut que je développe le marché de l'élite (et ce encore une fois bénévolement)..., où vais-je trouver le temps de pratiquer moi-même mon passe-temps préféré?
Ciao!
Dominick Blanchette
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Dominick Blanchette a écrit : ce n'est pas à l'AÉ ou AEM de former des champions (en tout cas, ce n'est pas ce que nous dicte notre mission). Peut-être y a-t-il de la place pour un nouvel organisme qui voudrait se doter de cette mission?
Malheureusement, ce nouvel organisme dont la mission est de former des champions devrait s'attaquer au même marché qu'AEM ou AÉ... pas sûr que vous aimiez ça. En fait, si un organisme concurrent se mettait à vouloir former des champions et avait un certain succès dans les écoles, AEM ajusterait rapidement ses flûtes et offrirait la même chose pour lui couper l'herbe sous le pied.
Très cher? Vraiment? J'ai eu la chance de suivre des cours de Roman Pelts au début des années 80, à une époque où l'idée même de suivre des cours d'échecs semblait farfelue pour la plupart des joueurs. Si je me souviens bien, il s'agissait de sessions de 12 semaines (12 séances de 2 heures un soir de semaine), avec groupes de 4 joueurs de calibre similaire. Combien ça coûtait? 300$ par session de cours pour chaque joueur, donc 25$ par séance de 2 heures, ou 12,50$ de l'heure pour un enseignement de très haut niveau... une pinotte... du moins pour quelqu'un qui veut vraiment s'améliorer.Dominick Blanchette a écrit : La masse de jeunes intéressés à payer très cher pour les service d'un MI n'est tout simplement pas encore là.
- Mario Alain
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Un petit commentaire personnel
Bonjour à tous,
je sais que je vais peut-être en fâcher probablement quelques uns par ce commentaire personnel ... évidemment le but n'est pas de fâcher qui que ce soit.
Je crois qu'il est important de travailler à rendre les échecs plus spectaculaire, faire des échecs un genre de spectacle. Ce qui contribuera grandement à le rendre plus visible et aidera donc, son financement.
Un peu comme la nouvelle discipline des jeux olympiques d'été, le volleyball de plage féminin, c'est une compétition et aussi un spectacle, parce que avouons-le, c'est "beau à regarder" ! La boxe également est un spectacle: à chaque gala auquel j'assiste, c'est la dimension spectacle qui m'a le plus rejoint.
Je pense également à Kosteniuk, la grande joueuse d'échecs, qui s'est engagée un photographe professionnel pour la mettre en valeur (on peut facilement trouver de ces photos sur internet, à l'aide de Google) en situation de partie d'échecs ou autres.
Et que dire d'une simultanée dans un centre d'achats: plein de spectateurs curieux d'assister au spectacle.
Je n'en suis pas resté à cette idée, je l'ai expérimentée ("Les échecs amusants"): je me suis installé dans différents lieux publics de la ville de Trois-Rivières, avec un jeu géant (16' *16') habillé en avocat (Maître Fischer) et je défiais les passants à venir m'affronter. C'est rapidement devenu un spectacle qui a attiré certains soirs plus de cinquante spectateurs en même temps. Certains spectateurs m'ont même suggéré de demander aux autorités municipales de faire installer de petites estrades autour du jeu géant. Des gens m'interpellent dans la ville pour me demander si "Maître Fischer" reviendra jouer ... l'illusion du spectacle a été crée !
Personnellement, c'est cet objectif de "rendre les échecs spectaculaires" qui m'allume le plus. Faire des échecs, un spectacle compétitif, comme bien d'autres sports le sont déjà. En fait, je crois même qu'il est facile de rendre les échecs spectaculaires.
À quand une mascotte distinctive pour le jeu d'échecs ? Une mascotte porte-parole, une mascotte qui identifie immédiatement le jeu d'échecs.
J'espère que je n'ai pas fait trop monté votre pression !
P.S.: "Les échecs amusants" ont maintenant six personnages: un clown (Gros Fluo), Super Mario (inspiré du jeu vidéo), un avocat (Maître Fischer), Papa (inspiré de la série La petite vie), Colombo ainsi qu'un robineux (Rhum and Coke). Un personnage par public cible, par situation particulière: pour tout les goûts.
J'ai d'autres idées pour rendre les échecs spectaculaires que j'envisage d'expérimenter au cours de l'année; certaines de ces idées nécessitent la participation de très bon joueur (2 000 de cote et plus).
je sais que je vais peut-être en fâcher probablement quelques uns par ce commentaire personnel ... évidemment le but n'est pas de fâcher qui que ce soit.
Je crois qu'il est important de travailler à rendre les échecs plus spectaculaire, faire des échecs un genre de spectacle. Ce qui contribuera grandement à le rendre plus visible et aidera donc, son financement.
Un peu comme la nouvelle discipline des jeux olympiques d'été, le volleyball de plage féminin, c'est une compétition et aussi un spectacle, parce que avouons-le, c'est "beau à regarder" ! La boxe également est un spectacle: à chaque gala auquel j'assiste, c'est la dimension spectacle qui m'a le plus rejoint.
Je pense également à Kosteniuk, la grande joueuse d'échecs, qui s'est engagée un photographe professionnel pour la mettre en valeur (on peut facilement trouver de ces photos sur internet, à l'aide de Google) en situation de partie d'échecs ou autres.
Et que dire d'une simultanée dans un centre d'achats: plein de spectateurs curieux d'assister au spectacle.
Je n'en suis pas resté à cette idée, je l'ai expérimentée ("Les échecs amusants"): je me suis installé dans différents lieux publics de la ville de Trois-Rivières, avec un jeu géant (16' *16') habillé en avocat (Maître Fischer) et je défiais les passants à venir m'affronter. C'est rapidement devenu un spectacle qui a attiré certains soirs plus de cinquante spectateurs en même temps. Certains spectateurs m'ont même suggéré de demander aux autorités municipales de faire installer de petites estrades autour du jeu géant. Des gens m'interpellent dans la ville pour me demander si "Maître Fischer" reviendra jouer ... l'illusion du spectacle a été crée !
Personnellement, c'est cet objectif de "rendre les échecs spectaculaires" qui m'allume le plus. Faire des échecs, un spectacle compétitif, comme bien d'autres sports le sont déjà. En fait, je crois même qu'il est facile de rendre les échecs spectaculaires.
À quand une mascotte distinctive pour le jeu d'échecs ? Une mascotte porte-parole, une mascotte qui identifie immédiatement le jeu d'échecs.
J'espère que je n'ai pas fait trop monté votre pression !
P.S.: "Les échecs amusants" ont maintenant six personnages: un clown (Gros Fluo), Super Mario (inspiré du jeu vidéo), un avocat (Maître Fischer), Papa (inspiré de la série La petite vie), Colombo ainsi qu'un robineux (Rhum and Coke). Un personnage par public cible, par situation particulière: pour tout les goûts.
J'ai d'autres idées pour rendre les échecs spectaculaires que j'envisage d'expérimenter au cours de l'année; certaines de ces idées nécessitent la participation de très bon joueur (2 000 de cote et plus).
- Dominick Blanchette
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Ce n'est pas mon avis. Le nouvel organisme ne pourra pas entrer dans les écoles... je peux vous l'affirmer. L'école ne cherche pas à former des champions... l'école cherche des activités pour occuper leurs jeunes. Et autant que possible, des activités accessibles et ludiques qui enseignent en même temps des choses aux participants.Louis Morin a écrit :Malheureusement, ce nouvel organisme dont la mission est de former des champions devrait s'attaquer au même marché qu'AEM ou AÉ... pas sûr que vous aimiez ça. En fait, si un organisme concurrent se mettait à vouloir former des champions et avait un certain succès dans les écoles, AEM ajusterait rapidement ses flûtes et offrirait la même chose pour lui couper l'herbe sous le pied.
Pour vous prouver mon point, une personne à Québec a essayé de former des champions d'échecs avec tous les élèves lorsqu'il était très actif dans les écoles. Lorsque nous sommes arrivés dans la région de Québec, nous l'avons rencontrée afin de voir si nous pouvions travailler ensemble. Cette personne trouvait alors que notre programme n'allait pas assez vite, que nous prenions trop de temps pour enseigner les facettes du jeu. Elle a donc choisi de continuer de son côté avec sa méthode. Conséquence? En comparant chacun des programmes, les écoles ont préféré choisir nos services... avec malheureusement des conséquences fâcheuses pour l'autre personne.
Ce nouvel organisme devra plutôt prendre comme marché cible les jeunes qui participent aux tournois. Et il y en a de plus en plus. Et si cet organisme veut développer son marché... eh bien il devra assurément en organiser des tournois!
Pour notre part, nous sommes ouverts à toute proposition venant de l'élite pour essayer de travailler à développer des champions... mais l'initiative devra venir d'eux... car nos priorités ne sont définitivement pas définies de ce côté.
Ciao!
Dominick Blanchette
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Vous avez la "mission" que vous voulez bien vous donner et c'est légitime. Mais "former des champions" n'est pas incompatible avec celle de faire découvrir les échecs au plus grand nombre de jeunes possible. Bien au contraire! Est-ce que la popularité d'un Alexandre Despatie nuit à son sport? Même si le plongeon n'est pas du tout une activité accessible à la masse (comme les échecs!) cela n'a pas empêché McDonald de le commanditer sur une longue période!Dominick Blanchette a écrit : ...mais ce n'est pas à l'AÉ ou AEM de former des champions (en tout cas, ce n'est pas ce que nous dicte notre mission)
On se trompe en opposant constamment "élite" et masse. La popularité d'une activité auprès de la masse dépend directement de celles de ses champions! Mais l'inverse n'est pas vrai. Une masse de participants ne produit pas nécessairement de champion: c'est l'entrainement, l'encadrement et le coaching qui le font. Tout le monde a intérêt à voir des champions d'échecs émerger au Québec, autant l'Académie des échecs que AEM. Mais il est plus facile et moins contraignant de se limiter au "ludique", c'est rentable, et la majorité des parents sont heureux car ils ne réalisent pas que leurs enfants ne retirent qu'une petite fraction des bénéfices associés à l'apprentissage des échecs. Et quand je parle "d'apprentissage" je parle de bien plus que la marche des pièces.
- Mathieu Cloutier
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Re: Un petit commentaire personnel
J'aime le Rhum and Coke pis j'ai plus de 2000 de cote! Si jamais je peux t'aider, fais moi signe!Mario Alain a écrit :
P.S.: "Les échecs amusants" ont maintenant six personnages: un clown (Gros Fluo), Super Mario (inspiré du jeu vidéo), un avocat (Maître Fischer), Papa (inspiré de la série La petite vie), Colombo ainsi qu'un robineux (Rhum and Coke). Un personnage par public cible, par situation particulière: pour tout les goûts.
J'ai d'autres idées pour rendre les échecs spectaculaires que j'envisage d'expérimenter au cours de l'année; certaines de ces idées nécessitent la participation de très bon joueur (2 000 de cote et plus).
Mathieu
Un nom ne veut rien dire sur l'échiquier