7... A5 est une grave erreur, 14...Fd6 et 15...Fe7 sont des coups incompréhensible pour n'importe qui , enfin une partie misérable pour les programmeurs de Fritz.
C'est clair que si les meilleurs au monde jouent le style fermé les log sont foutu...
Au sujet de cette partie j'ai bien aimer les commentaires du maître Éric Beaulieu sur ChessTalk:
Je ne sais pas trop si c'est arrangé... j'avoue avoir des doutes. Les programmeurs de Fritzx3d se sont tiré royalement dans le pied avec 6...cbd7, une ligne idéal à jouer avec les blancs contre un ordinateur... et même contre un humain! Avec 6...b6, la réponse plus appropriée, cette partie aurait été une autre histoire.
Et pour un 2800, Fritz ne m'a pas impressionné et je suis conservateur.
1- ...Fd6 et Fe7... assez moyen.
2- ...De6 et ...Dh6... trop lent, ce8 ou tout autres plans avec ...f5 rapide permettaient d'espérer un contre-jeu à l'aile-roi. Si Fritz voulait jouer pour ...f5 au moins...
3-...Fh4 HA! ben là, c'est le boutte du boutte. Qu'est-ce que c'est qu ça? Un 2800? Ben oui! Le gros cheap en e3, et en plus les blancs obtiennent g3 gratis plus tard, un coup que Kaspy aurait joué inévitablement pour contrer ...f5...f4 (qui n'est finalement jamais arrivé) et pour débloquer son aile-roi.
4-Après ça on regarde comment Kasparov gagne avec un pion de plus contre un adversaire qui joue rg8, rh8 et des coups insipides comme td8 pour ne nommer que celui-ci.
Très décevant. Je ne perdrais pas mon temps à regarder la 4ième partie "live". Je vais plutôt jouer un bon blitz contre mon bon vieux chessmaster2000.
Salut Stef, quand j'ai transcrit et regardé la partie tout à l'heure, je me suis posé des questions moi aussi! 14... Fd6 espérant 15. cxd6 Cxb6 trappant la dame est un piège à con indigne d'un programme coté 2800. Ça a donné 2 tempo gratuits à Garry!!
Il m'est venu une idée à propos de la troisième partie entre Kaspy et son toaster. L'idée est d'essayer de comprendre pourquoi Fritz, lui, n'a "rien compris" à ce qui se passait. J'aimerais savoir ce que vous en pensez...
Je suppose que dans la fonction d'évaluation du programme, il y a des "points" accordés pour la sécurité du roi. Je suppose aussi que le(s) programmeur(s) a eu la brillante idée de créer un incitatif au roque en permettant à Fritz de donner des "points bonis" pour ce coup si il n'est pas déjà joué au sortir de la bibliothèque d'ouverture. On peut aussi supposer que le programmeur utilise le nombre de cases contrôlées par les pièces pour émuler la "compréhension" de la notion "d'espace" par la machine.
Prenons maintenant ce qui s'est passé au cours de cette troisième partie; le logiciel évaluait sa position relativement à ce qu'il calculait comme étant les possibilités adverses "optimales" (selon les paramètres de la fonction d'évaluation sus-mentionnée). Si ma supposition est juste, alors étant donné que le programme a été sorti de son "livre" alors que le roi blanc était encore au centre, sa fonction d'évaluation de la position le "force" à donner des points bonis aux noirs pour la sécurité de leur roi. De plus, les pièces blanches ont l'air ligotées à l'aile-dame (pas de cases) alors que les pièces noires semblent avoir tout l'espace à l'aile-roi. Le programme additionne donc ces facteurs et conclut =/+.
Continuant à additionner bêtement ses paramètres d'évaluation, Fritz calcule que le "plan" optimal des blancs est de roquer afin d'obtenir à leur tour les points bonis. Comme les pièces noires "contrôlent" l'aile-roi, le programme accorde plus de "points de sécurité" au roi blanc si ce dernier se réfugie à l'aile-dame. Mais voilà que Kasparov fausse les calculs en jouant le brillant 15.Tb1!!, qui laisse Fritz avec des points bonis qui ont autant de valeur sur l'échiquier que de l'argent Canadian Tire. Le reste de la partie est facile à comprendre: ne trouvant pas de gain forcé, le programme continue simplement à jouer des coups qui lui laissent un "=/+" basé son "avantage d'espace" et la "sécurité" de son roi. Quand les pièces blanches "inactives" finissent par percer à l'aile-dame et que la perte de matériel entre enfin dans l'horizon de calcul de l'idiot à puces, la partie se termine.