Euh… Allende était un communiste aux ordres de Moscou. Cuba avait des missiles nucléaires pointé sur l’Amérique.
Pi ça verse des larmes si un bouclier en Pologne
Ah le pacifisme à sens unique
Avoir le choix de vivre à Cuba ou en Tchétchénie me semble que...
Les intellectuels, confinés dans les exercices de mots, nourrissent souvent une admiration secrète pour les régimes forts, un peu comme la femme qui, ne disposant que de la beauté, est fascinée par le muscle de l'homme.
Ainsi s'explique l'intime penchant de beaucoup d'intellectuels pour les régimes totalitaires, dont ils comptent bien entendu être les recteurs et non pas les sujets. Jadis, les intellectuels pouvaient s'abandonner à ce penchant sans perdre leur prestige. Mais depuis la démocratie, ['éminence dans l'opinion ne s'acquiert que si on proteste contre l'ordre établi, si on paraît réparateur de torts et faiseur de plans. Mais cette posture bien portée du justicier contredit l'aspiration à l'absolutisme coercitif. Que faire ? se dit l'intellectuel qui voudrait bien cultiver les deux à la fois. Eh bien ! le communisme lui résoud ce dilemme en lui offrant une remarquable combinaison d'une texture de force disciplinaire avec un fard de justice humanitaire.
J'ai bien dit : "fard", s'agissant de l'aspect "justice humanitaire". Car si la gauche véritable lutte vraiment contre l'exploitation et l'oppression de l'homme par l'homme, sous quelque masque qu'elles se couvrent, cette fausse gauche ne dénonce ces maux que dans nos démocraties où ils sont les plus faibles, mais les couvre dans les régimes communistes où ils sont les plus durs.
Au fond, les intellectuels sont de vrais disciplinaires et de faux humanitaires, et c'est pourquoi le communisme les attire comme un alcool; le communisme fascine ces intellectuels parce qu'il est leur vice et non pas leur vertu.
Louis Even
C'est donc à juste titre que les habitants des petites nations sont alarmés par l'hémiplégie des Occidentaux qui sont fébriles dans leurs arsenaux mais amorphes dans leur diplomatie. Et leurs alarmes constituent le poison majeur qui ronge aujourd'hui les Alliances Atlantique et Asiatique. Les habitants des petits pays loucheront de plus en plus le neutralisme, pas du tout parce qu'ils, ne voient pas assez de missiles autour de Cap Canaveral, mais parce qu'ils voient les divers pays occidentaux baisser pavillon devant d'infimes lunatiques comme Fidel Castro, Souvanna. Phong ou Lumumba.
Ainsi, le "Complexe de Mars-Maginot" ressemble à cette terrible maladie qu'on appelle l'hémiplégie et qui paralyse un côté de l'homme en laissant l'autre côté actif. Oui, le côté militaire de notre monde est sur le "qui vive", cependant que son côté politique est anesthésié. Les arsenaux de nos missiles tournent à plein, pendant que, dans les arsenaux de nos esprits, règne le silence de la résignation ... quand n'y résonne pas l'écho des mensonges ennemis.
A Berlin, on amène l'artillerie atomique dont on ne fera rien, mais on ne trouve pas la livre de plastic pour faire sauter, une nuit, le "mur de la honte". Et on ne la trouve pas, parce qu'on n'a pas compris ce que pourtant le mur de la honte crie par toutes ses pierres : que Berlin est, pour les Soviets, non pas un enjeu territorial ou militaire, mais un enjeu psychologique.
On engouffre des milliers de dollars pour rendre sa puissance à l'économie japonaise, mais on ne lève pas le petit doigt pour éviter que 100,000 professeurs japonais enseignent aux enfants des écoles que leur première patrie est l'Union soviétique.
On dépense deux cents millions de dollars pour les deux cent millions de chevaux-vapeur de la fusée Saturne, mais on ne donne pas un sou aux anti-communistes courageux, mais entièrement démunis, de l'Inde, de Madagascar, du Venezuela, du Brésil, etc ... pour qu'ils puissent enfin opposer des publications à la marée de littérature communiste qui submerge leur pays.
L'Occident sait convertir la "courbure de l'espace", mais il ne sait pas convertir un leader noir du Kenya à l'anti-communisme.
S. Labin
http://www.michaeljournal.org/causeries ... pe_068.htm
Dans une société où les inégalités résultent non de la compétition ou du marché, mais décisions de l’État, le grand art économique consiste à obtenir de la puissance publique qu’elle dévalise à mon profit mon voisin, si possible sans que celui-ci sache à qui va la somme qu’on lui prend. (J-F Revel)