Avez-vous un champion favoris !?
- SuperStef
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Avez-vous un champion favoris !?
Oui, les échecs sont bien un Art, et à l'instar des arts plus classiques, chacun a ses préférences personnelles pour tel ou tel artiste. Untel appréciera le style très ciselé de Karpov, tel autre le jeu extrêmement énergique de Kasparov, ou encore la profondeur positionnelle de Kramnik ....
L'essentiel est de trouver le style qui vous correspond le mieux et surtout d'arriver à apprécier les chefs d'oeuvres de tous ces artistes du présent et du passé ...
1886-1894 Wilhelm Steinitz ( Austria)- Defense and active use of king.
1894-1921 Emanuel Lasker ( Germany)-Taking advantage of mistakes.
1921-1927 Jose Raul Capablanca ( Cuba)-Endgames.
1927-1935 Alexander Alekhine (France)-Combination.
1935-1937 Max Euwe ( Holland)-Attack from Stonewall positions.
1937-1946 Alexander Alekhine (France)-Combinations.
1948-1957 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
1957-1958 Vasilly Smyslov (Russia)-Positional maneuvering.
1958-1960 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
1960-1961 Mikhail Tal (Russia)-Attack against castled king.
1961-1963 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
1963-1969 Tigran Petrosian ( Russia)-Counterattack from crampled positions.
1969-1972 Boris Spassky (Russia)-Balance of attack and defense.
1972-1975 Robert (Bobby) Fischer ( USA)-Transition to favorable endgame.
1975-1985 Anatoly Karpov (Russia)-Exploiting positional advantages.
1985-2000 Garry Kasparov (Russia)-Positional Sacrifices.
2000-? Vladimir Krammik (Russia)- Patient champion
L'essentiel est de trouver le style qui vous correspond le mieux et surtout d'arriver à apprécier les chefs d'oeuvres de tous ces artistes du présent et du passé ...
1886-1894 Wilhelm Steinitz ( Austria)- Defense and active use of king.
1894-1921 Emanuel Lasker ( Germany)-Taking advantage of mistakes.
1921-1927 Jose Raul Capablanca ( Cuba)-Endgames.
1927-1935 Alexander Alekhine (France)-Combination.
1935-1937 Max Euwe ( Holland)-Attack from Stonewall positions.
1937-1946 Alexander Alekhine (France)-Combinations.
1948-1957 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
1957-1958 Vasilly Smyslov (Russia)-Positional maneuvering.
1958-1960 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
1960-1961 Mikhail Tal (Russia)-Attack against castled king.
1961-1963 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
1963-1969 Tigran Petrosian ( Russia)-Counterattack from crampled positions.
1969-1972 Boris Spassky (Russia)-Balance of attack and defense.
1972-1975 Robert (Bobby) Fischer ( USA)-Transition to favorable endgame.
1975-1985 Anatoly Karpov (Russia)-Exploiting positional advantages.
1985-2000 Garry Kasparov (Russia)-Positional Sacrifices.
2000-? Vladimir Krammik (Russia)- Patient champion
Modifié en dernier par SuperStef le dim. oct. 05, 2003 11:16 pm, modifié 5 fois.
SuperStef a écrit : dim. avr. 12, 2026 2:13 pm Il ne faut pas jouer vite , il faut penser vite. { GM Kévin Spraggett 1984 à propos des blitz 5+5 de l'époque }
- Serge Champetier
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Rappel historique.
Dans l'intérêt historique de la question, et pour permettre au lecteur de faire un choix éclairé, voici un petit rappel des faits marquants de la carrière des plus grands...
1886-1894 Wilhelm Steinitz ( Austria)- Defense and active use of king.
Incluant la variante débile 4 Re2 dans le Gambit du Roi. Grand amateur de tartes au sucre (en allemand: Zucker Torte), on lui doit les principes fondamentaux comme: "Attaque quand t'as une avance de développement, ou bedon t'en gagneras ben jamais une maudite"
1894-1921 Emanuel Lasker (Germany)-Taking advantage of mistakes.
Hoho...j'aime ça. Tirer parti des erreurs. "Très fort le concept, Manu! Comment ça qu'on y a pas pensé avant!" A gaspillé son brillant esprit à jouer aux échecs selon Einstein. Il prévoyait la fin du jeu parce qu'il n'arrivait plus à gagner avec ses Ruy Lopez.
1921-1927 Jose Raul Capablanca ( Cuba)-Endgames.
Gagna en effet beaucoup de finales contre une série de joueurs poches. Un autre épais qui pensait que les échecs étaient sur leur lit de mort.
1927-1935 Alexander Alekhine (France)-Combination.
Sa "combinaison" la plus fameuse, Match contre Euwe + Boisson, a bel et bien changé l'histoire des échecs. Il donna aussi quelques claques sur la gueule (échiquéennement parlant) à Bogoljobov et aux autres weirdos de ce temps-là comme Nimzovitch...
1935-1937 Max Euwe ( Holland)-Attack from Stonewall positions.
Ses supporters ont eu la bonne idée d'offrir le champagne à volonté à Alekhine. Lecture suggérée: son livre "L'Amateur devient Maitre" sera pour vous une révélation qui vous fera passer de 1450 à 1600 de cote.
1937-1946 Alexander Alekhine (France)-Combinations.
Le champion regagne sa couronne avec une provision d'innovations dans les ouvertures. Sa conversion au lait n'a pas dû nuire non plus.
1948-1957 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
Gagna contre Bronstein grâce à un cheapo. Réputé pour ses grosses lunettes et son style positionnel plate qui endormait l'adversaire.
1957-1958 Vasilly Smyslov (Russia)-Positional maneuvering.
Se distingue du fait que personne ne se rappelle avoir jamais vu une seule de ses parties.
1958-1960 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
Toujours aussi plate.
1960-1961 Mikhail Tal (Russia)-Attack against castled king.
Carburant à la vodka et aux cigarettes, il bâtit sa carrière sur des combines qui marchaient pas. Malade la moitié de sa vie et sur le dos le restant du temps.
1961-1963 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
Récupéra sa bonne vieille couronne qu'il avait temporairement prêté à Tal.
1963-1969 Tigran Petrosian ( Russia)-Counterattack from crampled positions.
Les adversaires étaient en effet "crampés" de voir comment ce joueur chicken au possible se défendait avant même d'être attaqué. Faisait penser aux filles qui ont peur quand on leur lance le ballon. En tout cas, yé devenu champion je sais pas trop comment...
1969-1972 Boris Spassky (Russia)-Balance of attack and defense.
On lui doit plusieurs citrons classiques et une couple de jokes faciles ("M. Spassky, préférez-vous les échecs ou les femmes?" -"Tout dépend de la position!"). Se convertit sur le tard au style "nulle en moins de 20 coups pis on retourne se coucher", avant de conclure sur un match des retraités avec Fischer.
1972-1975 Robert (Bobby) Fischer ( USA)-Transition to favorable endgame.
Juif au début de sa carrière (s'est-il fait greffé quelque chose ensuite?), c'est l'archétype du self-made man américain inculte. Il lâcha tôt l'école à Brooklyn car elle était aussi fréquentée par Barbra Streisand. Son génie aux échecs faisait parfois oublier que c'était par ailleurs un cinglé de première catégorie (Ça ne s'est pas arrangé avec les années...).
1975-1985 Anatoly Karpov (Russia)-Exploiting positional advantages.
Sa préparation très complète avant son match contre Korchnoi incluait l'emprisonnement du fils de ce dernier. Boute-en-train, il collectionnait les timbres et redorait son image publique en dansant avec Franskenstein et Mickey Mouse.
1985-2000 Garry Kasparov (Russia)-Positional Sacrifices.
Le bakounais (bakousien? bakouvite?...en tk...) au bouillant tempérament n'a jamais compris qu'enlever sa montre, froncer les sourcils et s'habiller avec du Armani ne faisait pas un pli sur la...euh...ne dérangeait pas du tout Deep Blue.
2000-? Vladimir Krammik (Russia)- Patient champion.
Le champion actuel n'a presque perdu aucune partie depuis son accession au trône. Évidemment, quand on joue pas...
1886-1894 Wilhelm Steinitz ( Austria)- Defense and active use of king.
Incluant la variante débile 4 Re2 dans le Gambit du Roi. Grand amateur de tartes au sucre (en allemand: Zucker Torte), on lui doit les principes fondamentaux comme: "Attaque quand t'as une avance de développement, ou bedon t'en gagneras ben jamais une maudite"
1894-1921 Emanuel Lasker (Germany)-Taking advantage of mistakes.
Hoho...j'aime ça. Tirer parti des erreurs. "Très fort le concept, Manu! Comment ça qu'on y a pas pensé avant!" A gaspillé son brillant esprit à jouer aux échecs selon Einstein. Il prévoyait la fin du jeu parce qu'il n'arrivait plus à gagner avec ses Ruy Lopez.
1921-1927 Jose Raul Capablanca ( Cuba)-Endgames.
Gagna en effet beaucoup de finales contre une série de joueurs poches. Un autre épais qui pensait que les échecs étaient sur leur lit de mort.
1927-1935 Alexander Alekhine (France)-Combination.
Sa "combinaison" la plus fameuse, Match contre Euwe + Boisson, a bel et bien changé l'histoire des échecs. Il donna aussi quelques claques sur la gueule (échiquéennement parlant) à Bogoljobov et aux autres weirdos de ce temps-là comme Nimzovitch...
1935-1937 Max Euwe ( Holland)-Attack from Stonewall positions.
Ses supporters ont eu la bonne idée d'offrir le champagne à volonté à Alekhine. Lecture suggérée: son livre "L'Amateur devient Maitre" sera pour vous une révélation qui vous fera passer de 1450 à 1600 de cote.
1937-1946 Alexander Alekhine (France)-Combinations.
Le champion regagne sa couronne avec une provision d'innovations dans les ouvertures. Sa conversion au lait n'a pas dû nuire non plus.
1948-1957 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
Gagna contre Bronstein grâce à un cheapo. Réputé pour ses grosses lunettes et son style positionnel plate qui endormait l'adversaire.
1957-1958 Vasilly Smyslov (Russia)-Positional maneuvering.
Se distingue du fait que personne ne se rappelle avoir jamais vu une seule de ses parties.
1958-1960 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
Toujours aussi plate.
1960-1961 Mikhail Tal (Russia)-Attack against castled king.
Carburant à la vodka et aux cigarettes, il bâtit sa carrière sur des combines qui marchaient pas. Malade la moitié de sa vie et sur le dos le restant du temps.
1961-1963 Mikhail Botvinnik (Russia)-Balance of attack and defense.
Récupéra sa bonne vieille couronne qu'il avait temporairement prêté à Tal.
1963-1969 Tigran Petrosian ( Russia)-Counterattack from crampled positions.
Les adversaires étaient en effet "crampés" de voir comment ce joueur chicken au possible se défendait avant même d'être attaqué. Faisait penser aux filles qui ont peur quand on leur lance le ballon. En tout cas, yé devenu champion je sais pas trop comment...
1969-1972 Boris Spassky (Russia)-Balance of attack and defense.
On lui doit plusieurs citrons classiques et une couple de jokes faciles ("M. Spassky, préférez-vous les échecs ou les femmes?" -"Tout dépend de la position!"). Se convertit sur le tard au style "nulle en moins de 20 coups pis on retourne se coucher", avant de conclure sur un match des retraités avec Fischer.
1972-1975 Robert (Bobby) Fischer ( USA)-Transition to favorable endgame.
Juif au début de sa carrière (s'est-il fait greffé quelque chose ensuite?), c'est l'archétype du self-made man américain inculte. Il lâcha tôt l'école à Brooklyn car elle était aussi fréquentée par Barbra Streisand. Son génie aux échecs faisait parfois oublier que c'était par ailleurs un cinglé de première catégorie (Ça ne s'est pas arrangé avec les années...).
1975-1985 Anatoly Karpov (Russia)-Exploiting positional advantages.
Sa préparation très complète avant son match contre Korchnoi incluait l'emprisonnement du fils de ce dernier. Boute-en-train, il collectionnait les timbres et redorait son image publique en dansant avec Franskenstein et Mickey Mouse.
1985-2000 Garry Kasparov (Russia)-Positional Sacrifices.
Le bakounais (bakousien? bakouvite?...en tk...) au bouillant tempérament n'a jamais compris qu'enlever sa montre, froncer les sourcils et s'habiller avec du Armani ne faisait pas un pli sur la...euh...ne dérangeait pas du tout Deep Blue.
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Le champion actuel n'a presque perdu aucune partie depuis son accession au trône. Évidemment, quand on joue pas...
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- denis robitaille
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Le mien
Bon ben dans ce cas-là mon préféré c'est celui qui me ressemble le plus, soit celui aux cigarettes et à la vodka (bière dans mon cas) qui fait des combines qui marchent pas.
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John Bleau
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Serge, ton message est superbe.
- Nicolas Fillion
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Du grand art!
Serge, ton texte n'est rien de moins que génial!
Tout comme Denis, j'ai envie aussi de dire Tal pour l'alcool et les combines qui marchent pas.
Mais je pense quand même que je préfère Alekhine, pour sa célèbre combine!
Pour les mauvaises langues qui voudraient m'associer à Botvinnik à cause du style positionnel plate qui endort l'adversaire, je dirai qu'à la différence de Botvinnik, ça ne me procure guère de succès, voire même que je ne l'ai pas pantoute.
Pour les autres mauvaises langues qui m'associeraient à Smyslov parce que personne ne se rappelle avoir vu une de mes games, je dirai que c'est faux! Plusieurs personnes se rappelle de mes blunders mémorables dans des moments tous plus inadéquats les uns que les autres!
Enfin, ceux qui voudraient me rapprocher de Capablanca pour dire qu'il me faut des adversaires poches pour gagner (excusez-moi si vous êtes du nombre, mais ça fait partie de la blague
), je dois vous concéder que vous touchez un point! 
Nicolas
Tout comme Denis, j'ai envie aussi de dire Tal pour l'alcool et les combines qui marchent pas.
Mais je pense quand même que je préfère Alekhine, pour sa célèbre combine!
Pour les mauvaises langues qui voudraient m'associer à Botvinnik à cause du style positionnel plate qui endort l'adversaire, je dirai qu'à la différence de Botvinnik, ça ne me procure guère de succès, voire même que je ne l'ai pas pantoute.
Pour les autres mauvaises langues qui m'associeraient à Smyslov parce que personne ne se rappelle avoir vu une de mes games, je dirai que c'est faux! Plusieurs personnes se rappelle de mes blunders mémorables dans des moments tous plus inadéquats les uns que les autres!
Enfin, ceux qui voudraient me rapprocher de Capablanca pour dire qu'il me faut des adversaires poches pour gagner (excusez-moi si vous êtes du nombre, mais ça fait partie de la blague
Nicolas
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Hendrick Plante
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Citation pas célebre pantoute
Derriere chaque champion du monde y'a une paire de fou.
Le fou de case blanche pour le jour et le case noires pour la nuit... c'est une question de déséquilibre mental.
Pour ma part mon champion du monde préféré, ou celui auquel je m'identifie le plus...
En fait...
Y'en a pas...
Je pense que les échecs sont un jeu que l'on joue contre nous meme et que de partie en partie on tente de comprendre pourquoi on fait des erreurs et on essai de ne pas les refaire.
Notre adversaire devient une sorte d'associer dans notre quete d'amélioration personnel
De ce fait, etre le meilleur signifie que nous n'apprenons plus rien de nous-meme en jouant.
Mon joueur préférer est donc celui qui joue en amateur et qui de tournoi en tournoi apprend sur lui-meme.
Phrase qui indique qu'il me reste beaucoup a apprendre
...Personnelement je fais volontairement des erreurs pour ne pas etre le meilleur et ainsi continuer a progresser intérieurement... 
Maudit que c'était beau ca...
CIYA
PS: Serge... quel texte inspirant sur les champion du monde..!
Le fou de case blanche pour le jour et le case noires pour la nuit... c'est une question de déséquilibre mental.
Pour ma part mon champion du monde préféré, ou celui auquel je m'identifie le plus...
En fait...
Y'en a pas...
Je pense que les échecs sont un jeu que l'on joue contre nous meme et que de partie en partie on tente de comprendre pourquoi on fait des erreurs et on essai de ne pas les refaire.
Notre adversaire devient une sorte d'associer dans notre quete d'amélioration personnel
De ce fait, etre le meilleur signifie que nous n'apprenons plus rien de nous-meme en jouant.
Mon joueur préférer est donc celui qui joue en amateur et qui de tournoi en tournoi apprend sur lui-meme.
Phrase qui indique qu'il me reste beaucoup a apprendre
Maudit que c'était beau ca...
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PS: Serge... quel texte inspirant sur les champion du monde..!
Hendrick 'Pions Gratos' Plante
- SuperStef
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Avant qu'il sombre dans l'oubli .........
Voici pour les nouveaux utilisateurs de ce forum un rafraichissement de ce message encore d'actualité !
SuperStef a écrit : dim. avr. 12, 2026 2:13 pm Il ne faut pas jouer vite , il faut penser vite. { GM Kévin Spraggett 1984 à propos des blitz 5+5 de l'époque }
- Réjean Tremblay
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Mon champion préféré!
Stéphane Drolet, parce que c'est le plus "éblouissant"!!
Réjean Tremblay
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- Gaetan Dupont
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Le texte de M. Champetier est éclairant et plus facile à comprendre que là où en rendu le post "Y A-T-IL UN PILOTE DANS L'AVION?"
La philosophie c'est intéressant et utile mais à un moment donné, revenir sur terre ne nuit pas
.
Hendrick voilà longtemps que je pensais m'exprimer dans le sens que tu viens d'emprunter, je n'arrive pas à formuler tout ça et voilà où avoir étudié la philosophie aurait pu être utile mais disons que jouer dans une partie encadrée (tournoi) c'est comme un voyage au coeur de ma pensée, un espèce de voyage d'exploration intérieur assez fascinant.
Voilà pourquoi les bourses, les prix et les honneurs dans les tournois m'intéressent moins. Ce qui m'intéresse c'est la cote, non pas que je veuille la faire grimper à des niveaux astronomiques je sais que j'en ai pas le talent mais si elle reste dans les bas-fonds j'en serai bien déçu. Ce que j'aime c'est la tension provoquée par l'urgence de bien performer, jouer au cours d'une soirée une partie entérimée par la FQE où la cote serait en jeu me plairais plus pour l'instant que ces tournois qui monoplisent temps et argent plus difficiles à libérer pour certains.
J'en convient ça peut être compliqué à mettre en place mais n'y-a-t-il pas là une piste de réflexion?
Diversifier la gamme de produits
Gaëtan "roquons donc" Dupont
La philosophie c'est intéressant et utile mais à un moment donné, revenir sur terre ne nuit pas
Hendrick voilà longtemps que je pensais m'exprimer dans le sens que tu viens d'emprunter, je n'arrive pas à formuler tout ça et voilà où avoir étudié la philosophie aurait pu être utile mais disons que jouer dans une partie encadrée (tournoi) c'est comme un voyage au coeur de ma pensée, un espèce de voyage d'exploration intérieur assez fascinant.
Voilà pourquoi les bourses, les prix et les honneurs dans les tournois m'intéressent moins. Ce qui m'intéresse c'est la cote, non pas que je veuille la faire grimper à des niveaux astronomiques je sais que j'en ai pas le talent mais si elle reste dans les bas-fonds j'en serai bien déçu. Ce que j'aime c'est la tension provoquée par l'urgence de bien performer, jouer au cours d'une soirée une partie entérimée par la FQE où la cote serait en jeu me plairais plus pour l'instant que ces tournois qui monoplisent temps et argent plus difficiles à libérer pour certains.
J'en convient ça peut être compliqué à mettre en place mais n'y-a-t-il pas là une piste de réflexion?
Diversifier la gamme de produits
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- Réjean Tremblay
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Quel champion du monde préférez-vous ?
Salut Serge, excellent ton texte.
Pour avoir passez beaucoup de temps dans le passé à étudier les combinaisons au lieu des ouvertures, (J'ai passé 3 fois à travers l'espèce d'encyclopédie des combinaisons qui a autour de 1800 problèmes, je crois.) j'aurais bien aimé que mon jeu ressemble à celui de Kasparov. À part 6-7 parties très inspirées offensivement et après autant inspirées défensivement, le reste est plutôt un ramassis de parties positionnelles plates et d'exploitation d'erreurs simples. J'aimerais joué toutes mes parties avec les Blancs comme celle contre Daniel Boudreau au mémorial Robin-Girard et avec les Noirs comme les 2 françaises jouées aux États-Unis.
J'ai mis un certain temps dans l'étude de la défense et l'étude des finales. Le temps mis sur l'étude de la défense est payant, tandis que pour les finales, j'ai plutôt tendance à avoir une position clairement gagnante ou perdante les rares fois que j'atteint la finale.
Malheureusement, mon style est très positionnel, avec des lacunes dans les ouvertures.
Tiens tiens, je ressemble peut-être plus à un Lasker des pauvres, qui est mon champion du monde préféré après Kasparov, même si Fischer aurait déjà dit que Lasker "was a coffee house player!"
Donc mon palmarès des 3 plus grands champions du monde serait le suivant:
1. Kasparov, pour sa grande créativité sur un échiquier mais aussi pour la promotion des échecs dans le monde. S'il avait mis toute son énergie à s'améliorer comme joueurs d'échecs au lieu de mettre du temps dans la visibilité des échecs dans le monde, il lui manquerait 10 ans pour égaliser la longévité de Lasker et aurait peut-être 3000 de cote, en toute subjectivité.
2. Lasker, pour sa longévité et sa vision de donner un caractère à une partie. Il a perdu sa seule partie contre Alekhine à l'âge de 67-68 ans. (À Zurich 1934 et il est né en 1868)
3. Fischer, pour avoir complètement dominer le monde à une certaine époque et sa lutte contre les soviétiques.
Je n'inclurai jamais Karpov, parce que si le fils de Korchnoy n'aurait pas été emprisonné, il aurait perdu 6-5 en 1978.
Mention spécial à Alekhine pour la 4ème place. Et Capablanca pour la 5ème place.
Capablanca aurait mérité un meilleur classement vu son petit nombre de défaites, mais il n'a pas pris l'étude des échecs assez sérieusement. Sinon il aurait été champion du monde de 1921 à 1942 et serait le plus grand d'entre tous. C'est probablement le plus grand talent gaspillé. Il faut dire qu'Alekhine l' a évité après 1927.
Réjean Tremblay
Pour avoir passez beaucoup de temps dans le passé à étudier les combinaisons au lieu des ouvertures, (J'ai passé 3 fois à travers l'espèce d'encyclopédie des combinaisons qui a autour de 1800 problèmes, je crois.) j'aurais bien aimé que mon jeu ressemble à celui de Kasparov. À part 6-7 parties très inspirées offensivement et après autant inspirées défensivement, le reste est plutôt un ramassis de parties positionnelles plates et d'exploitation d'erreurs simples. J'aimerais joué toutes mes parties avec les Blancs comme celle contre Daniel Boudreau au mémorial Robin-Girard et avec les Noirs comme les 2 françaises jouées aux États-Unis.
J'ai mis un certain temps dans l'étude de la défense et l'étude des finales. Le temps mis sur l'étude de la défense est payant, tandis que pour les finales, j'ai plutôt tendance à avoir une position clairement gagnante ou perdante les rares fois que j'atteint la finale.
Malheureusement, mon style est très positionnel, avec des lacunes dans les ouvertures.
Tiens tiens, je ressemble peut-être plus à un Lasker des pauvres, qui est mon champion du monde préféré après Kasparov, même si Fischer aurait déjà dit que Lasker "was a coffee house player!"
Donc mon palmarès des 3 plus grands champions du monde serait le suivant:
1. Kasparov, pour sa grande créativité sur un échiquier mais aussi pour la promotion des échecs dans le monde. S'il avait mis toute son énergie à s'améliorer comme joueurs d'échecs au lieu de mettre du temps dans la visibilité des échecs dans le monde, il lui manquerait 10 ans pour égaliser la longévité de Lasker et aurait peut-être 3000 de cote, en toute subjectivité.
2. Lasker, pour sa longévité et sa vision de donner un caractère à une partie. Il a perdu sa seule partie contre Alekhine à l'âge de 67-68 ans. (À Zurich 1934 et il est né en 1868)
3. Fischer, pour avoir complètement dominer le monde à une certaine époque et sa lutte contre les soviétiques.
Je n'inclurai jamais Karpov, parce que si le fils de Korchnoy n'aurait pas été emprisonné, il aurait perdu 6-5 en 1978.
Mention spécial à Alekhine pour la 4ème place. Et Capablanca pour la 5ème place.
Capablanca aurait mérité un meilleur classement vu son petit nombre de défaites, mais il n'a pas pris l'étude des échecs assez sérieusement. Sinon il aurait été champion du monde de 1921 à 1942 et serait le plus grand d'entre tous. C'est probablement le plus grand talent gaspillé. Il faut dire qu'Alekhine l' a évité après 1927.
Réjean Tremblay
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Dom Cournoyer
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Même si je ne suis pas un grand fan des Amaricains, c'est Fischer mon champion favori.
J'aime l'arrogance du personnage.
Entre autre, lors d'un tournoi en URSS, il y a eu une panne d'électricité dans la salle. Alors son adversaire russe a crié «Il ne faut pas arrêter l'horloge, Fischer étudie la position dans sa tête». Fisher a répondu, en effet je vois la position dans ma tête « Activez l'horloge!». Bien sûr l'Américain a gagné le match.
J'aime l'arrogance du personnage.
Entre autre, lors d'un tournoi en URSS, il y a eu une panne d'électricité dans la salle. Alors son adversaire russe a crié «Il ne faut pas arrêter l'horloge, Fischer étudie la position dans sa tête». Fisher a répondu, en effet je vois la position dans ma tête « Activez l'horloge!». Bien sûr l'Américain a gagné le match.
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Réponse à Hendrick Plante
Salut Hendrick, moi je hais tellement perdre que si je jouerais contre moi-même, je voudrais gagné des 2 côtés.
Côté amélioration, je sais qu'il y a un gros travail dans certaines variantes d'ouvertures que je joue. Je me suis fait torché 3 fois ce soir sur Yahoo Games dans la même ouverture.
Bien à toi,
Réjean Tremblay
Côté amélioration, je sais qu'il y a un gros travail dans certaines variantes d'ouvertures que je joue. Je me suis fait torché 3 fois ce soir sur Yahoo Games dans la même ouverture.
Bien à toi,
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Re: Rappel historique.
Revoir cette remarque de Capablanca, m'a décroché un sourire, je l'avais déjà lue dans l'histoires des champions du monde des échecs. Le pire c'est qu'il était vraiment convaincu d'avoir atteint la perfection et que personne ne pouvait jouer à un stade plus élevé que ça.Serge Champetier a écrit :1921-1927 Jose Raul Capablanca ( Cuba)-Endgames.
Gagna en effet beaucoup de finales contre une série de joueurs poches. Un autre épais qui pensait que les échecs étaient sur leur lit de mort.
Effectivement nombreuses de ses parties gagnées en finale étaient jouées contre des joueurs moins forts. Dommage qu'il soit mort et pas les échecs, il pourrait constater que ce SPORT a fait encore un petit bout de chemin après lui
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