C'est ce que j'ai crû longtemps, surtout le temps où je n'avais pas assez d'argent pour m'acheter tous ces livres d'ouvertures que je rêvais de lire...
Le principal problème avec la plupart du texte des monographie d'ouvertures -- je parle donc des livres avec des variantes -- est que l'on nous explique pas comment gagner lorsque l'adversaire joue mal. Or, peu de joueur d'échecs ont des répertoire assez robuste pour connaître toutes les lignes.
Sans compter qu'à supposer que tu as une partie gagnante, tu saches la gagner... On aura beau t'expliquer des trucs généraux, ces trucs généraux s'appliquent dans des cas bien précis. Au fait, les échecs sont régulés par un paquet de cas bien précis, assez particuliers entre eux pour ne pas être soumis à des recettes générales.
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À bien y penser, je crois que ce que tu cherches avec le texte et ce que recherche Samuel avec son livre, c'est un paquet de petits conseils pour apprendre à évaluer des positions normales d'une ouverture. Ces conseils ne s'apprennent à mon humble avis, que de trois façons : (1) étudier des tonnes de parties et les analyser -- la méthode Kérès, si l'on veut ; (2) jouer des tonnes de blitz et les étudier par la suite -- la méthode Gravel, si l'on veut

; (3) cotôyer une communauté de joueurs assez ouverte et assez forte pour nous apprendre sur les débuts qui nous intéresse. Chacune de ses méthodes sont bien entendu complémentaires.
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À bien y penser, il est un peu désolant que le joueur ordinaire pousse son matérialisme naturel à vouloir dépenser de l'argent seulement si ça lui permet d'acquérir un objet tangible. Si Samuel veut apprendre la KI, je crois que Réjean ou Vlad feraient d'excellents tuteurs. Ça coûterait peut-être plus cher, mais il apprendrait qqch. (Encore plus pour les tuteurs, mais ça c'est le lot des professeurs...)