Salut Jean,
Ha oui, des articles sur comment c'est qu'on utilise les machines!
Vous vous en souvenez peut-être pas, mais une fois, sur chesstalk, j'avais «gagné» une ostination puérile et enfantine avec je sais pu trop qui. Bref, pour faire une histoire courte, c'était concernant la partie que Kasparov avait perdu contre Junior (pas Fritz l'automne passée, mais l'autre match avant).
http://www.worldchessrating.com/5221229 ... 2886504531
Là, on s'obstinait sur la suite les 32e et 33e coups. Le gars en question était tout fier de nous dire qu'il avait le logiciel de la mort à 300$ (Deep Junior 42.0) et le dernier Pentium XXVCI avec 5,6 Pétaoctets (10 à la 15, j'invente rien!) de mémoire vive pis tout plein de doubles processeurs. Je crois même que ses doubles processeurs étaient triples, pour vous dire!
Évidemment, tout le monde sortait les gros coups de compute et pis le gars était convaincu qu'il aurait toujours raison. Moi j'analysait la game avec Fritz 4.32 (via CBLight) sur un vieux PIII 650Mhz (acheté avec l'argent du gouvernement via un prêt étudiant

). L'affaire, c'est que moi je laisse jamais tourner ma machine toute seule. Je joue les coups que je trouve intéressants et je navigue un peu dans les variantes, en me guidant à l'aide des 5-6 coups que Fritz trouve les meilleurs. En faisant ça, je ça déculpe la puissance de la machine, qui n'a pas à analyser à fond tous les coups niaiseux improbables (un arbre d'analyse a des propriétés exponentielles, ne l'oublions pas). Je crois que tu mentionnais cette façon de faire dans un vieux Échecs+ (tsé dans l'temps qui avait juste une revue!).
Tout ça pour dire que, au 33e coup, Kasparov aurait pu jouer un coup légèrement mieux que ce qu'il a joué (voir le lien plus haut). Bon, le coup ne sauvait pas la partie, mais il était quand même meilleur (genre Kaspette se retrouvait dans une finale avec un pion de moins au lieu de 2). En analysant avec ma méthode, j'avais rapidement trouvé ce coup et pas lui, parce que sa machine ne trouvait rien à redire au coup de Kaspoune. Sa machine ne voyait pas cette possibilité à partir de la position de départ et pis lui ne savait pas comment dire à sa machine de bien chercher.
La morale de cette histoire : ça sert à rien de dépenser des milions de dollards pour acheter des grosses machines pis des gros logiciels si on sait pas comment s'en servir.
Je ferais bien un article sur les logiciel d'échecs, mais le problème c'est que j'arrive à m'en tirer sans dépenser une cenne et sans rien trafiquer (pas de copiage de CD!). J'utilise seulement les versions Light et les gratuiciels et je fais pas mal tout ce dont un amateur a besoin : analyse de parties, recherche dans des bases de données, étude des ouvertures, finales, milieu de partie etc. Quand on y pense un peu, on se rend compte que Chessbase et consorts sont aussi graves que Microsoft. C'est vrai, pourquoi sortir une version de Fritz à chaque année? Juste avant les fêtes, qui plus est?

Parce qu'ils ont trouvé une super fonctionnalité de la mort qui va faire de vous un GM dans le temps de le dire?

Non mais. La plupart des gens seront pas foutus de comprendre que si Fritz 12 est meilleur que Fritz 5, c'est aussi parce que Fritz 12 tourne sur une meilleure machine.
M'enfin, je pourrais faire un article pour expliquer aux gens comment s'en tirer pour pas cher (et légalement!), mais ça plaira pas à tes commanditaires!
A+
Mathieu
P.S. J'ai aussi entendu des histoires selon lesquelles Fritz 5.32 plante ses desendants (versions 6, 7 et 8 etc.) en blitz (à machine équivalente) car son calcul est plus rapide (la fonction d'évaluation est beaucoup moins complexe)!