1. Oui, mais toi tu connais tes ouvertures, tu as tout appris par coeur, dans le fond tu n'es pas si bon que ça. En réalité, je jouais aux échecs contre tes bouquins. J'aurais gagné sinon.
2. Bah, tu sais, si j'avais une tour de plus, tu serais faite! En réalité tu ne dominais pas vraiment.
3. Je t'avais! C'est juste que tu as été chanceux, ta position était meilleure par simple hasard...
4. Oui mais, si ton fou n'était pas là, j'aurais pu faire ma fourchette et tu aurais perdu ta dame. J'aurais gagné, donc je suis meilleur que toi dans le fond.
5. Koudon, c'est donc ben bizarre? J'ai pas réfléchi si longtemps que ça me semble... Ah je le savais! J'aurais dû m'en douter. L'horloge était truquée!
6. Oui mais c'est pas juste, toi tu joues depuis des années. Moi j'ai bien plus de talents que toi dans le fond.
Et ma meilleure pour le dessert. L'autre jour, je me suis faite dire ça:
7. Toi ton meilleure allié, c'est le temps qui te sauve du mat! Sinon, ah que je t'aurais planté!
Un peu de sérieux voyons. Nos défaites sont des défaites, point à la ligne. Aucune de mes défaites ne méritent d'être accompagnées de commentaires dans le genre «oui mais...», j'ai perdu point. Le problème c'est que certains semblent sérieux quand ils sortent des excuses, c'est pas juste un simple «Bah, je t'ai laissé des chances» lancé à la blague comme je le fais des fois. Je dirais même que certains doivent bien être des experts en haut de 2000 dans les excuses, alors que pour le jeu d'échecs en tant que tel, il y a encore du chemin à faire...
Évidemment, vous autres aussi, vous en avez sûrement entendu des pas pires!



