Salut Samuel, Lasker disait qu'il fallait toujours mettre en doute ce qui était écrit. À chaque fois que je regarde une partie, je mets ce principe en application.
Lundi soir passé, j'analysais la partie Bonneau-Lessard avec Claude. Quand j'ai suggéré 47...d5 pour lui, son réflexe a été de jouer 48. Td6+ Rf7 49. Txd5 pour Daniel. C'est naturel comme coup. Ça aurait pu être le réflexe de ce dernier aussi. Sauf que cette suite est perdante pour Daniel. Évidemment la prise du pion n'est pas forcé et la position probablement encore nulle, mais le pion est plus dangereux en d5 qu'en d6.
J'ai déjà joué une position très égale jusqu'au 63ème coup environ à Philadelphie fin des années '80, juste pour que les Noirs ait à décider s'ils défendaient leur pion a4 avec Fc2 ou Fe8. Fc2 annulle et Fe8 perd. Il a joué Fe8 et j'ai gagné. Quelques coups plus tard, la finale était un pion b et d pour les Blancs contre un pion e et h pour les Noirs. Mon roi a arrêté ses 2 pions mais son roi n'a pu faire de même.
C'est généralement payant de mettre en doute ce qui est écrit et de connaître ses finales!
Bien à toi,
Réjean Tremblay
